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furent maîtres de Ta Leang par Wang Tsiun qui à son retour, ne manqua pas de lui marquer la haine des Chinois pour leurs conquérants. Les officiers de Lieou Tche-youen le pressent de marcher sur Ta Leang ; ses soldats le proclament empereur (février 947), hors des murs de Tsin Yang ; un certain nombre de gouverneurs se déclarent pour lui. Sur ces entrefaites, Te Kouang qui se préparait à aller voir sa mère en Tartarie, tombe malade et meurt peu de jours après à Cha hou lin; il est remplacé par son neveu Wou Yu, fils de son frère aîné.
De son côté, Siao Han, neveu de l'impératrice Leao Chou Liu, qui avait été laissé par Te Kouang comme gouverneur à Ta Leang, fait contre son gré proclamer empereur Li TsouNG-Yi, prince de Hiu, de la famille des T'ang postérieurs, qui se trouvait à Lo Yang, lui laisse une garde de mille soldats et s'en retourne en Tartarie. Li Tsoung-yi s'empresse de renoncer au trône, prend le titre de prince de Leang et fait sa soumission à Lieou Tche-youen qui se rend de Tsin Yang à Lo Yang, puis à Ta Leang (K'aï Foung) où il établit sa Cour, donnant à sa djmastie le nom de Han, d'après la grande famille à laquelle il prétendait appartenir (947).
Dix-septième Dynastie : les Heou Han ou Han Postérieurs.
ao Tsou. Le premier empereur de la d^mastie des Han Postérieurs, Lieou Tche-youen, proclamé à la 4^ lune de 947 (avril) à K'ai Foung, appartenait à la tribu giierrière des Cha T'o, mais il avait fait son éducation militaire dans les troupes de Tsin. A la 6« lune (947), à son entrée à Lo Yang, il fit changer le nom dynastique de Tsin en celui de Han. La haine des Tartares facilita la soumission des gouverneurs de province au nouveau régime; toutefois la région de Kouan Tchoung, dans laquelle se révoltèrent Heou Yi, gouverneur de Foung Siang, et Tchao Kouang-tsan, décida de se donner au prince de Chou, pour échapper à l'administration des Han.
Des envoyés Houei Ho arrivèrent à la Cour pour réclamer
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la protection impériale contre les Tang Hiang qui leur causaient de perpétuelles inquiétudes. Kao Tsou, désireux de jxicifier le pays de Kouan Si, voulut profiter de cette occasion, et accorda aux Houei Ho le secours de quelques milliers de soldats commandés par Wang King-tsoung.
Tciiao Kouang-tsan était poussé par Tchao Yen-tcheou qui liri avait envoyé Li Ju , à se rendre au prince de Chou. Li Ju, agissant contrairement à ces instructions, engagea Tchao Kouang-tsan, malgré sa crainte d'être traité en rebelle par les Leao, auxquels son père et lui devaient leur rang, à se soumettre à l'empereur par son intermédiaire; son avis fut suivi, Heou Yi crut sage de suivre l'exemple de son complice. D'ailleurs Wang King-tsoung battit les troupes de Chou commandées par Li TiNG-kouEi qu'il poussa jusqu'à Pao-ki-wou-heou où il infligea une nouvelle défaite à Tchang Kien-tchao (948).
Kao Tsou mourut le premier jour de la 2^ lune de 948, âgé de 54 ans, et, suivant son désir, il fut remplacé par son fils LiEOU Tch'eng-yeou (Yin Ti).
Le nouveau souverain eut la bonne fortune au début de Yin Ti son règne de posséder d'excellents ministres : à la tête du Conseil secret de l'État était placé Yang pin; KouoWei, appelé à un brillant avenir, dirigeait la guerre ; le commandement de la garde avait été confié à Che Houng-tchao tandis que Wang Tchang se montrait un ministre des finances intègre, sévère dans le recouvrement des impôts. Ils avaient réussi à écarter du pouvoir les nombreux parents de l'impératrice qui cherchaient à s'ingérer dans les affaires de l'État; bref, on pouvait espérer que sous leur direction vigilante et ferme, l'empire recouvrerait sa splendeur passée 1. Il en fut autrement : Yin Ti non seulement ne sut pas profiter des talents de ses serviteurs mais encore il les sacrifia à de basses intrigues et il attira sur lui-même et les siens la pire catastrophe.
Après la défaite des troupes de Chou, Wang Kingtsoung se rendit à Foung Siang d'où Heou Yi partit pour faire sa soumission à la Cour.