‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 70 sur 265 · I. Mailla, VIII, pp. 22S · texte numérisé non relu

I. Mailla, VIII, pp. 22S

102 HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA CHlNE

malgré des guerres perpétuelles, somme toute stériles, une des plus brillantes époques de la littérature et de l'art de la Chine, se développe sous cette dynastie desSoung, dont les souverains semblent absorbés uniquement par le fracas de luttes offensives et défensives presque ininterrompues.

Cependant les Hia, impuissants contre les K'i Tan et contre l'empereur, agirent contre lesTangHiang, soumis aux premiers ; les Tang Hiang effrayés passèrent sous le j oug des Hia qui, redoutant la vengeance des K'i Tan, se hâtèrent de conclure une paix solide avec la Chine. Ye-liu Tsoung tchin réunit une armée formidable de 167,000 cavaliers qu'il divisa en trois ""corps qui passèrent le Houang Ho, mais attirés par les Hia, loin de leur base, les K'i Tan furent écrasés et leur roi s'enfuit avec peine. Les K'i Tan promirent de vivre tranquilles à l'avenir (1044).

Après cette grande victoire des Hia, l'empereur Jen Tsoung s'empressa de faire porter à leur roi par un de ses officiers, nommé Tchang Tseu-che, ses dépêches et des présents : « ils consistaient, outre les lettres-patentes qui l'établissaient roi de Hia, en des habits magnifiques capables d'honorer cette dignité, et une superbe ceinture d'or; en un très beau cheval dont la selle et tout le reste du harnais étaient garnis en argent ; en vingt mille taels d'argent, "vingt mille pièces de soie commune, et trente mille livres de thé; en un sceau d'argent sur lequel étaient gravés ces quatre caractères : Hia Kouo tchu yin, c'est-à-dire. Sceau du souverain du royaume de Hia. L'empereur lui permettait encore de se créer des officiers comme il jugerait à propos, et promettait de défra3''er les députés qu'il enverrait à la Cour tout le temps qu'ils resteraient sur les terres de l'empire. Il régla aussi que ces mêmes députés, lorsqu'ils seraient admis en sa présence, s'asseoiraient sur les côtés de la salle ; quant au roi de Hia, il ne devait plus se servir à l'avenir du caractère employé par les empereurs lorsqu'ils donnent leurs ordres ; il devait se reconnaître publiquement sujet et dépendant de la Chine et recevoir ses envoyés avec respect. Le roi de Hia traita Tchang Tseu-che d'une

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