‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 98 sur 265 · M.\ILLA, VIII, p · texte numérisé non relu

M.\ILLA, VIII, p

Pondant ce temps, à la Cour de Yen, Li Tchouen faisait proclamer, malgré sa résistance, Ye-liu Chun qui charge de la guerre Ye liu ïa-che, descendant d'A Pao Ki, à la huitième génération, aussi habile dans le maniement des armes que versé dans les lettres. Yc liu Chun vécut peu de temps; il mourut quelques mois plus tard à la sixième lune de 1122; sa femme, la princesse Siao Che s'empara de la régence contre le gré de I,i Tchouen qu'elle fit mettre à mort lorsque ce ministre poussa les Chinois à reprendre le pays de Yen.

Les Kin marchèrent sur T'ai Toung fou, Cour occidentale des Leao, dont ils s'emparèrent; ils y capturèrent enfin le fameux A sou qu'A kou ta se contenta de faire fustiger ; après quoi il fut remis en liberté.

La Cour des Soung prépara une armée de 150.000 hommes qui lut placée sous le commandement de T'oung Kouan, qui divisa ses troupes en deux corps dirigés par Tchoung Se-tao, qui prit la route de Pe keou, et par Sin Hingtsoung, qui prit celle de Fan Tsun, mais ils furent battus l'un et l'autre par Ye-liu Ta-che et Siao Wa envoyés contre eux par les Leao ; les vaincus furent rappelés par l'empereur. Redoutant les Kin, après la défaite des Leao, pour soutenir ceux-ci, les Hia leur envoyèrent 30.000 cavaliers commandés par Li Leang-fou. Rencontrés par les généraux kin, Oua lou et Leou Che, dans le pays de Yi Chouei, ceux-ci ayant appris leur destination, les chassèrent jusqu'au pays de Ye Kou où ils périrent dans les eaux des fleuves débordés. A la 7e lune de 1122, une nouvelle armée impériale destinée à s'emparer de Yen, commandée par T'oung Kouan et T s'aï Yeou, est presque entièrement détruite par Siao Wa.

Le roi des Leao ayant perdu sa Cour occidentale et tout le sud du désert de Cha Mo, se retira au pays de Ta Yu Lo; poursuivi par les Kin, à Che-nien-to, avec 25.000 hommes de troupes, il essaya vainement de résister à l'avant-garde de l'armée kin d'A kou ta, composée de 4.000 hommes commandés par Oua Li pou.

Cependant Yen que les Chinois s'étaient chargés d'enlever était encore aux mains des Leao : « A kou ta envoya

Li Tsing à la Cour impériale pour se plaindre de leur lenteur ; Houei Tsoung lui dépêcha Tchao Leang-se, qui répondit à ces plaintes et demanda en même temps de céder encore aux Chinois les départements de Ying Tcheou, de Ping Tcheou et de Louan Tcheou. Lorsque l'empereur avait fait ses conventions avec les Kin, il avait parlé des villes que le fondateur de la dynastie des Tsin postérieurs avait cédées aux K'i Tan, et non de ces trois derniers départements qui n'en étaient pas. A kou ta ne voulut point entendre à cette nouvelle proposition. Pou kia nou, chargé de traiter avec l'envoyé chinois, reprocha que Houei Tsoung n'avait pas attaqué fortement les Leao dans le pays de Yen, comme il l'avait promis, et pour cette raison on ne voulait plus lui céder que les six villes de^i Tcheou, de Kin Tcheou, de Tan Tcheou, de Chouen Tcheou, de Tcho Tcheou et de Yi Tcheou. Tchao Leang-se se récria sur la mauvaise foi des Kin, et s'en revint sans avoir rien conclu » 1.

T'oung Kouan organisa une nouvelle armée, et les Kin, de leur côté, préparèrent l'attaque de Yen, malgré les démarches de la régente Siao Che, qui demandait que Yeliu Ting fut déclaré roi des Leao, en se reconnaissant vassal d'A kou ta; celui-ci ne voulut rien entendre. Siao Che essaya vainement de barrer la route à Kia yu kouan. Kao Lou, gouverneur de Yen King, envoya sa soumission au roi des Kin qui occupa la ville. Siao Che se sauva avec Siao Wa par Kou pe k'eou.

Après de difficiles négociations, les Kin cédèrent la Cour de Yen à la Chine, avec six départements, « mais ils ne firent aucune mention des villes de Ying Tcheou, de Ping Tcheou et de Louan Tcheou, ni de leurs dépendances, comme n'ayant point été du nombre de celles que le fondateur des Tsin postérieurs avait cédées aux K'i Tan; et indépendamment de cette restriction, ils pillèrent les territoires qu'ils cédaient aux Chinois, et en enlevèrent la plupart des femmes et des enfants qu'ils conduisirent dans leur pays » ^.

Cette affaire terminée, les Kin envoyèrent Oua Lou et

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