CHAPITRE PBEHIBR
La nui»i»ic, au couimenccmeiit du (lix-st ptitnie ^icc k*, c ouvre par mer le cbemiu de l'occideiit el cilui de l'orient.
Le moment était enfin arriTé où, par un chemin
ouvert à tous les peuples, pai la mer, la Russie allait être en rapport immédiat et coDstant avec les pays qui étaient Tobjet de son attention ou de ses ambitieuses pensées. Au nord, par la Baltique, par ce grand ruisseau que Gustave- Adolphe se flattait qu'elle ne sauterait jamais, elle allait pouvoir, directement et à son gré* communiquer avec i*£urope, avec Tocddent latin dont elle paraissait alors n*enner que la civilisation; et au sud, par la mer d'AzofT, elle allait s'ouvrir, comme au temps des premiers successeurs de Rurick, le chemin de la mer Noire, le chemin de
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CousUiiilinople et de rorieiit imisnlman , dont elle irambitiouuait pas la civilisatiou, mais douL elle rêvait la possesuoD. Voilà le double but que, eu eotraot dans le dix -septième siècle, elle allait atteindre, sous la puissante impulsion d'un homme supérieur, ferme, hardi, qui, devant lutter coulre les Européens, coutie des peuples à la fois plus habiles à la guerre et plus policés que les Russes, voulut les combattre avec leurs propres armes, avec leurs propres concitoyens attirés en lîussie, aveclcurs propres arts, t liiclies par lui-même sur place et rapportés à grauds frais daus son barbare pays.
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Les premier» Romanow recherctwiit le» Européen».
Cette marciic indispensable était du reste toute tracée parles actes des derniers czars comme par ceux des anciens (1). Alexis Romanow, père de Pierre ?% avait attiré en Russie roflicier écossais Gordon, le coiisU uclcui hollandais Cartens Brandt ; et ingénieur genevois Ixïfort, l'instrument le plus actif des rélbrmes de Pierre l*% était aussi venu à Moscou sous le même czar. A la voix du même prince, des charpentiers de Hollande ( taieiit accourus en Russie, et, sous la direction de Braudt, ils a \ aient construit à DodnofiT, sur rOka, au-dessous de Tembouchure de la Moseowa, le premier vaisseau de guerre russe, VAigie^
(I) Kcvcsque, I. IV, p. 21j>.
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