‹ Histoire générale de la diplomatie européenneChapitre 4 sur 73 · UNION DE CALMAR · texte numérisé non relu

UNION DE CALMAR

caaioii d'y disposer les esprits, disant qa*k des peuples qui parlaient la même langue et sortaient d'une souche commune il iullait le même souverain, et qu'il était temps, sans qu'aiiciiii d'eiut pour oda perdit ses libertés et son aotooomie, de réunir en un seul et formidable faisceau toute la vScandinavie, de centraliser les forces du nord, toi^ours si redouté en Europe, de form^, en un mot, un eMfnre du Nord qui pût rendre aux enfiints des Goths et des Northmans celte gloire terrible que leurs pères avaient conquise et que, divisés, en présence de trop grands États, ils ne pouvaient plus atteindre. Quand on crut, par ces beaux et captieux discours, être sûr de rassentlmeit du plus grand nombre, Marguerite convoqua a (Calmar, en Scanie, sur une terre qui, suédoise d*origine et danoise de droit, semblait être une terre neutre, les États des trois royaumes scandinayes, et en lenr présence, le ^21 juillet i.YJl, scion riiislorica suédois Geyer, elle fit couronner roi Ério4e-Norwégieo, sous le mnnd'éric IX pour le Danemarck, d*Ëric IIÎ pour la Norwège, et d'Éric XIII pour les Suédois. Ensuite elle leur conmuiniqua et parvint a leur faire accepter le projet d'unioa Scandinave qu*dle avait ellemême réÂgé avec ses ministres, et qui devait accomplir son œuvre en devenant la loi fondamentale et sacrée de leurs descendants.

Analysons cette fameuse Union de Calmar, oiirien n'avait été négligé pour faire illusion à ceux qui, comme les Suédois, avaient le plus à y perdre, et voyons quelles pouvaient être ses cUances de durée.

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