‹ Histoire générale de la diplomatie européenneChapitre 6 sur 73 · UNION DB CALMAR · texte numérisé non relu

UNION DB CALMAR

sans se mêler, sans se foudre daos la puissaiiic uuiformité d*aiie seule et grande nationalité. Ce u*était pas là rarrière-pensée dé Marguerite. Mais, se eon*>

leiUanldc Ibnder F Union, elle laissait à ses successeurs le soin diflicile et délicat d'effacer peu à peu et àlalougue les traces des coutumes respectivèsdes royaumes scandiDaves, et d^amcuer par F unité législative la fusion salutaire des races. Or, après la royauté, quelles étaient les institutions particulières de chacun d'eux ?

Partout le pouvoir royal était cootrMé par des asseuiblées nationales dans lesquelles figurait deja, en Suède, depuis Tau lâl9^ Tordre des paysans : car en Suède, ainsi qu'^ Norw^, la noblesse ne s*était pas formée par conquête, comme ebea les autres races européennes, cl ses prérogatives n*éiaieul pas attachée» au sol. Ce n'était pas une classe altière d-andens conquérants régnant du haut de leurs châteaux sur de faibles vaincus, ne payant que des aides et non des impôts, ne devant le service militaire que pendant quarante jours, et, après, n'ayant plus rien à démêler avec le suzerain ; c'était une noblesse d'origine royale ou administrative, une noblesse su jclte t l ne prétendant pas tenir ses t» i rcs, ses titres, ses privilèges, sou existence, de Dieu seul et de son épée. Rien n*y sentait la féodalité et son immuable appareil de classificatîoDS et de droits ; tout, au contraire, y rappelait la vie patriarcale et plus équitable des claus d*Ëcosse ou des tribus arabes, et il n'y avait pas jusqu'aui noms propres qui n*en fussent comme Tattestation et Técho. Ils ne se tiraient pas d'une terre; ils se formaient, comme chez les aur

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