‹ Histoire générale de la diplomatie européenneChapitre 7 sur 73 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

ciens Hébreux et encore aiijourd*hui comme chei Jes montagnards écossais et les Arabes, par Taddition de la particule «m an nom paternel : Ericson, ou fils <l'Éric; Gu&tavson, fils de Gustave ; comme eii Ecosse Mac-Grégor, fils de Grégor; et, en Arabie, Beu-Hafsoon, fils d*Haf80un. De là la liberté el même les privilèges politiques des paysans. Soumis à one no^ blesse territoriale el féodale, les habitants des campagnes, en Danemarck, étaient serfs, et les portes de la dté politique ne pouvaient être ouvertes, dans ce pays, à ceux qui y attendaient encore les droits et les avantages civils. Aussi^ dans la diète danoise comme dans les états provinciaux de Scanie, du Juthland, de Sééland, de Fionie, n*y avait*il que trois ordres, comme dans la plupart des autres royamaes européens, et il en était de même dans le Sleswick et le Holstein, obéissant à des ducs particuliers, mais relevant des rois de Danemarck. La constitution de la Suède était donc, sous ce rapport, la plus Hbérale. Toutefois, ce contrôle de la nation assemblée ou du principe démocratique n'y était pas permaneut, pas plus que dans le reste de la Scandinavie; aucune M n*avait encore établi la périodicité de cette intervention nationale dans les affaires du pays. Un sénat à vie, c'est-à-dire l'élément aristocratique, y suppléait, A ainsi cet ordre, loin de former en Scandinavie un pouvoir intermédiaire entre la nation et le roi, entre la liberté et l'autorité, servant d'appui à celle-ci plutôt que d'arme à l'autre, y paraissait comme un rempart public des droits de tous, et spécialement des privilèges dea grands contre les em]>ietemeuts de la

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royauté. Les membres de celte assemblée suprême et à un cotaiû degré tutélafre» persomieileiiieiit moins, paissants quand \h étaient très-nombreui , ataient acquis une importance in(Hvîduplle inimonsc depuis que la fameuse peste de 1368, qui lit aussi tant deravages en Prancè, avait si fort édaird les rangs de la ikôblèstôè.

Tfelles étaient les înslilntious communes k cliacun des trois royaumes Scandinaves. L'état politique de la Suède oflûrait en ontré quatre grandes charges, particulières à ce pays : !• celle de Lagmah, ou î*homme de la loi, qui présidait à Tadministrallort snpéileure de la justice; 2* celle de Chancelier, organe du roi dané les assemblées et apposant le sci^an à ses ordonnances; 3* celle de Grand-maréchal ou de Connétable, intcndaut suprême de la maison du roi et grand4na!tre des cérémonies; A* enfin, la dignité de Drost on de premier mtirfscre, qui, verii la fin du treizième siècle, avait remplacé celle de larl, trop puissante, trop gênante pour la royauté dont die cumulait tons le» pouvoirs, semblable k celle des mafres dn palais chez les Mérovhigtefis, et contenant les germes d^nn même avenir si elle n'eût été à temps supprimée.

L'Union de Calmar garantit le maintien de toùtes ces magistratures on dignités, c Le roi, y étaff-il dit,

a gouvernera chacun des trois royaumes, conformément à ses lois particulières et diaprés Tavis du sénat de chacun d^eux. « Et, pour pins de sûreté, d'antres clauses portaient, » qne les charges de gou- «^verneurs, de magisti*aVs, de généraux, d'évêques.

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