‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 108 sur 352 · Cette juste remarque est de Bœhringer. O. c. p · texte numérisé non relu

Cette juste remarque est de Bœhringer. O. c. p

écroulés et le dernier aussi pour l'avenir, était bien l'empire par exellence, l’Empire xx1° é£eyñv. Par contre, il universalise le christianisme de son époque et en fait aussi la conception la plus large de la société céleste, de la civitas cœlestis. Les deux cités, civitates, sont les facteurs de tout le développement historique, avec cette restriction que la cité céleste est intimement unie, «reliée (1)», dans cemonde à la cité terrestre jusqu’à la ruine de cette dernière et que ses citoyens, les bons, sont ici-bas seulement des pèlerins au milieu des méchants. La tâche que s’est donc imposée saint Augustin, dans cette deuxième partie de son ouvrage (2), est la description du point de départ, du progrès et de la fin ou but des deux sociétés : son ouvrage, quoique traitant des deux cités, a néanmoins, il le dit lui-même, reçu le titre de la meilleure des deux (3). Conformément au sujet, la deuxième partie se divise en trois points principaux, comprenant quatre livres chacun : le premier (livres XI-XIV) a pour sujet le début (Exortus), le deuxième (livres XV-X VIII) le progrès (Procursus), le troisième (Livres XIX-XXII) le but (Fines debiti) des deux cités.

Le premier point fait voir comment on pose les fondements des deux cités. La cité de Dieu (civitas De:) commence, à proprement parler, avec la création, notamment avec celle des anges, en tant qu'ils forment une partie essentielle de cette cité. Mais une partie des anges se révolte contre Dieu: ils forment le principe du paganisme, en devenant les démons que celui-ci adore comme des dieux. C’est ainsi que le premier point de départ de la cité terrestre (civitas terrena), désignée aussi comme cité du démon (civitas diaboli), est par delà cette vie. Saint Augustin exposant, dans le livre onzième, les commencements des deux sociétés ennemies, la société des bons et celle des impies, aborde en même temps les questions les plus importantes relativement à la création du monde; il touche à la nature des anges (c. 9.) et à l'essence du mal qui n'estque . la négation du bien et que Dieu ne permetque comme antithèse,

1. S. Augustin appelle les deux cités « in hoc sæculo perplexas invicemque permixtas. »

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