Comme tous les autres. Voir Rétractations, |, I, c
3. Les deux livres : De conjugiis adulterinis, ne se rattachent qu’indirectement à cette division, en tant qu'ils traitent des questions controversées sur la discipline ecclésiastique.
pour le défendre contre ceux qui le rejettent. Le livre : De divinatione dæmonum, et celui qui est adressé à saint Paulin sous ce titre : De cura pro mortuis gerenda, pleins d’attrait l’un et l’autre, ont une grande valeur au point de vue de l’histoire de la civilisation. Le dernier a surtout pour objet les tombeaux des martyrs.
Nous rattachons les Sermons (sermones) à cette quatrième classe : nous le faisons d'autant plus volontiers que, là précisément, s'affirme le côté moral des écrits de saint Augustin. Le nombre de ceux qui nous ont été conservés est très considérable (1); ils ne nous sont pas évidemment tous parvenus dans le même état intégral, soit qu'ils aient été copiés dans l'église, soit qu'ils aient été dictés après coup par saint Augustin, car il ne les écrivait pas avant de les prononcer: il prépurait seulement les pensées ; quelquefois même, et sous le coup d'événements extérieurs, il ne faisait qu'improviser.
Le sujet de ces sermons se rattache tantôt à des textes de l'Ancien ou du Nouveau Testament, tantôt à la vie des saints dont on célébrait la fête quand illes prononça ; mais, quelque divers qu'en soit le fond, il est vrai de dire en règle générale que c'est le côté moral qui prédomine. Les uns sans doute ont une tendance dogmatique, les autresune tendance polémique. car il y combat soit les hérétiques manichéens, donatistes, etc., soit les païens; d’autres enfin sont spécialement con- ” sacrés à l'explication des Livres saints, mais le fil conducteur qu'on retrouve dans tous, c’est l’exhortation à la purification du cœur et à l'élévation de l'âme. Saint Augustin se conforme strictement à cette doctrine, lorsqu'il exige du prédicateur, dans son ouvrage De doctrina christiana (2), que sa vie soit en harmonie avec ses paroles. Et c’est bien Jà, en effet, que tendirent tous les efforts de l’auteur lui-même. Celui qui, aujourd'hui encore, lit ses sermons, ne peut se soustraire à cette impression intime : combien plus vivement ne devait donc pas le sentir l'auditeur lui-même ! Saint Augustin nous l'affirme
1. L'édition des Bénédictins en signale 363, comme absolument authentiques.