Cf. De Rossi, Roma sotterran., II, Tav. XIV
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tableaux (1). Il est cependant hors de doute qu'ils existaient avant les tétrastiques et que ce n'étaient pas des illustrations de ces derniers. Le choix du sujet était donc l'affaire du pein: tre. Tout ce qu’on peut en dire avec certitude, c'est que ces sujets contiennent la plupart des faits les plus importants et les plus connus de l’ancienne alliance (il y en manque pourtant un certain nombre, en l'espèce, par exemple la ruine de Sodome, le sacrifice d'Abraham), et qu'à côté de ces faits importants on rencontre aussi des scènes qui n’ont qu'une signification typologique, comme le montrent suffisamment les tétrastiques XX et XV. Dans le dernier en effet, les douze pierres signifient les disciples, ainsi que le fait remarquer le poète lui-même (2). Quant au Nouveau Testament, les scènes principales sont empruntées à la vie de Jésus, quelques-unes à l’histoire des Apôtres, la dernière à l’Apocalypse. La sécheresse du récit de ce petit poème, comparé aux autres œuvres de Prudence, n’a rien qui doive nous surprendre; c'était là une poésie d'occasion, obligée de se mouvoir dans un cercle étroit. C’est le titre même de ce petit ouvrage qui est l’objet de la discussion : celui de Drttochaeon, qui se trouve dans les éditions les meilleures et qui s'appuie sur l’autorité de quelques manuscrits, est une énigme : l'explication qu'on en donne (3) manque de goût et de sens grammatical surtout à considérer la nature spéciale de l'ouvrage, qui n’est qu’un texte explicatif. | Si nous jetons encore un regard rétrospectif sur l’ensemble des œuvres de Prudence, nous sommes tout d’abord frappés de leur nombre et de leur variété : ses poésies, dans le domaine lyrique, épique et didactique, sont nombreuses et importantes. C'est, en Occident, le poète le plus fécond de son époque, tant par le nombre de ses vers, que par l'originalité de ses créa-
1. Était-ce dans une église ?.. Cf. les remarques faites plus loin sur le Carm. natalit., IX et X, de saint Paulin.