‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 154 sur 352 · V.S. Paulin, Vita Ambros., c · texte numérisé non relu

V.S. Paulin, Vita Ambros., c

2. Dans l’éd. de saint Cyprien par Hartel {v. plus haut p. 67, rem. 1), Pers ITT, p. 302 sq.

3. Ce mètre est formé de trois petits asclép. et de un glyconien, comme dans Horace, Od., I, 6, 15, 24, etc.

338 ENDELECHIUS [303.]

trois strophes d'Asclépiade (du troisième mètre asclép.) (1); c’est l’œuvre gracieuse d’un rhéteur chrétien, Expececaius (2), appelé aussi, à ce qu'il paraît, Severus Sanctus; ami de saint Paulin de Nole, il l'avait engagé à écrire le panégyrique de Théodose (3). Deux bergers s’entretiennent ensemble ; l’un demande à son compagnon d'où provient le chagrin qui se reflète sur son visage ; celui-ci répond que, à la suite d'une peste bovine récente, il a perdu tout son troupeau. Il en décrit tous les détails avec plus de rhétorique que de poésie. Mais voici venir un troisième berger, Tityre, qui, la joie dans l'âme, conduit son troupeau. Les deux autres lui demandent quel dicu le préserve dela ruine. Il répond : C'est le Dieu qu'on adore dans les grandes villes, comme étant le Dieu unique; c'est le Christ, gloire de la divinité éternelle et son unique Fils, Le signe de la croix sur le milieu du front des animaux était pour eux unsigne certain de salut (4)! Il suffit de croire en lui. Ce ne sont point des sacrifices sanglants qu'il exige ; c’est la purification du cœur. — Là dessus, ils prennent tous deux la résolution de devenir chrétiens : cesigne, qui chasse la peste, doit bien aussi pouvoir aider l’homme à arriver au salut. La scène se passe en Gaule, ainsi que le montre un passage (v. 22 sq.), et la Gaule était probablement la patrie d'Endelechius, bien qu'il fût professeur de rhétorique à Rome (8) et qu'il ait dù y écrire ce poème vers le commencement du v‘siècle (6).

1. Sevberi sancti Endelechii rhetoris et poetae christiani carmen burolicum de mortibus boum, ed. F. Piper, Goetlingen, 1835. De plus, daus l'Anthologie de Riese, Pars I, Fasc. II, N° 893.

2. Car le titre du missel est : Incipit carmen Severi Sancti, id est End:leichi (sic) Rhetoris de mortibus boun:.

3. Ainsi que Paulin lui-même l'écrit à Sulpice-Sévère, Ep. 28.

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