‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 183 sur 352 · Satisfactio, v · texte numérisé non relu

Satisfactio, v

4, Culpa mihi fuerat dominos reticere modestos,

Ignotumque mihi scribere vel Dominum. V. 93 ets.

Le vers 105 montre que c'était un poème :

Te coram primum me carminis illius... paenitet,

Sa faute avait encore été aggravée par «la bouche malicieuse » de son dénonciateur. 2. Epithalam. (Carmina minora, V. VII), 128 ets.

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avait chanté, ainsi qu'il nous l’apprend dans la Satisfactio, un étranger comme étant son maître, au licu de célébrer la maison princière des Vandales. Il s'agissait sans doute de l'Empereur romain; or, les relations secrètes de la noblesse romane et du clergé catholique africain, à Byzance, étaient à bon droit suspectes aux Vandales.

Il y avait déjà longtemps que Dracontius était victime de la colère du roi, lorsqu'il composa son poème sur la satisfaction (1). Dans cet écrit, il s'adresse d’abord à Dieu, qui dispose le cœur des hommes : tout ce qu'ils font, le bien comme le mal est, par conséquent, une suite de la grâce ou de la colère divine. Dicu, qui endurcit autrefois le cœur de Pharaon, a permis que lui, poète, à cause de ses fautes nombreuses, fit ce qu'il n’aurait jamais dù faire, et qu'au lieu de célébrer les guerres victorieuses des Asdinges, par des chants qui lui auraient fourni une moisson de gloire et de récompenses, il cherchAt certains dangers (v. 21 sq.). Seul, un insensé, poussé par la colère divine, a pu en arriver là. Il rappelle l'exemple de Nabuchodonosor dont Dieu, dans sa colère, changea non seulement le sens, mais mème la forme. Mais Dieu la lui rendit après ; puissc-t-il aussi ordonner à son maître d'en agir de même avec lui, le poète. Il chantera ensuite sa louange, celle de son père et de son grand-père (Genséric). Dans le monde, le bien est mêlé au mal : le serpent porte en lui le poison et le contre-poison ; c'est ainsi que la lettre est utile et nuisible en mème temps (v. 64). Donc, après avoir demandé pardon à Dieu pour sa faute, qu'il précise ici (v. p. IT, rem. 3), le poète s'adresse ensuite au roi, le priant d'être aussi clément envers lui qu'il l'est envers les autres. Par un contraste singulier avec son prédécesseur uneric, Gonthamond se montra, en effet, plein de douceur envers les catholiques, c'est-à-dire, en même temps, les Romans (2). Dracontins vante surtout la clémence du roi envers les prisonniers ennemis. Il l’engage à imiter Dieu, en pardonnant comme lui, afin de ne pas faire

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