V. notamment c
2. L'introduction donne aussi un bel exemple de la brillante ironie de Tertullien : « Principes semper Africæ, viri Carthaginienses, vetustate nobiles, novitate felices, gaudeo vos tam prosperos temporum, cum ita vacat ac juvat, babitus denotare, » etc.
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baptème, renferme plusieurs passages vraiment éloquents (1). Vient ensuite le livre sur la pénitence, De pænitentia, et l'écrit pour rectifier ce livre au point de vue montanisle, De pudicitia. Dans ce dernier, Tertullien refuse à l'Église le droit et le pouvoir de pardonner les péchés mortels (et surtout la mœcha). Inscrivons après cela les deux écrits montanistes sur le jeûne, De jejunüs, et sur le voile des vierges, De virginibus velandis; le premier invite à une sévère retenue dans le manger et contient contre les orthodoxes une polémique qui dépasse toute mesure (2).
La troisième classe des écrits de Tertullien que l'on peut appeler polémico-dogmatiques, ne rentre pas, nous l'avons dit, dans le cadre de notre étude. Ils ne peuvent nous intéresser qu'indirectement et en tant qu'ils ont quelque importance pour nous faire mieux connaître le caractère personnel de Tertullien et sa valeur littéraire. Sous ce rapport, je les ai mentionnés plus haut, dans le coup d'œil général sur l’auteur. La plupart et les plus considérables sont consacrés au combat contre la gnose, combat qui, comme nous l’avons vu, fut d’une très grande importance pour le développement intérieur de Tertullien. Quelques autres sont dignes de remarque, en ce qu'ils nous montrent son montanisme sous son côté le plus vil, surtout dans son contraste avec l'Église générale. D'autre part, le plus ancien écrit de cette classe mérite d’être cité, précisément parce qu'il nous présente l’auteur comme un orthodoxe sévère. Dans ce livre, De præscriptione hæreticorum, écrit contre les hérétiques et principalement contre les gnostiques, Tertullien combat l'hérésie avec des armes empruntées à la jurisprudence. Il conteste aux hérétiques tout droit de s'appuyer sur l'Écriture sainte, parce qu’elle est en la possession de l'Église. On ne doit pas leur permettre de discuter sur l'Écriture sainte, puisque, étant hérétiques, ils ne sont plus