Par exemple, |. VIII, c
2. Les trois poèmes nommés en dernier lieu ont été traduits en allemand et expliqués par Boecking et ont paru en supplément, dàns le 7° volume de la Revue intitulée Jahrbücher des Vereins von Alterthumsfreunden im Rheinlande, Bonn, 1845.
rais, mais qui, à la suite d’un orage peut se changer subitement en un torrent dévaslateur; ce poème nous rend témoignage du talentpittoresque del'Italien. Ce qui lui donne encore plus de charme, c'est la forme d’un panégyrique humoristique dont Fortunat s’est servi.
Au-dessus de tous les poèmes écrits en distiques, se placent trois élégies, également remarquables au point de vue de l'histoire et de l'esthétique ; le talent poétique et oratoire du Roman s'est essayé à rendre, d’une manière complète, la force et la tendresse des sentiments allemands. Ces poèmes ont été écrits sous l'inspiration de Radegonde, l’amie de Fortunat, et deux même l'ont été au nom de cette femme. Ils nous offrent en même temps un beau monument de cette amitié ; seule, l'affection de Radegonde a permis à Fortunat de devenir l'interprète des sentiments intimes d’une femme allemande. Un de ces poèmes se trouve au sixième livre du recueil (ec. 7;trois cent soixante-dix vers), tandis que les deux autres ne font pas partie de ce recueil dans les missels ; le poëte nous y fait entendre des plaintes sur le sort tragique de Galsuinthe, cette fille des rois Ostrogoths à laquelle le cœur compatissant de Radegonde avait voué un amour de mère, dès qu'elle eut fait sa connaissance, à l’occasion du voyage de Galsuinthe à Poitiers. Sœur aînée de Brunehaut, cette dernière avait été mariée, malgré elle, à Chilpéric, frère de Sigebert ; puis, après une courte et malheureuse union conjugale, elle avait été assassinée sur l'ordre du roi lui-même, par les intrigues de Frédégonde. Ce sort tragique devait attrister d'autant plus profondément le cœur de son amie qu'elle avait eu, elle aussi, à souffrir d’un mariage auquel on l'avait forcée de cousentir. A la suite d'un prologue sur l'instabilité des choses de la terre, le poète nous dépeint, en détail et d'une manière parfois vraiment saisissante, les adieux de Galsuinthe à sa patrie, à sa famille, et surtout à sa mère : les ambassadours la pressent de partir; la fille et la mère cherchent à gagner du temps; cette dernière fait passer tout son cœur dans le discours qu'elle adresse à sa fille, car elle n’en a pas d'autre pour la remplacer; Galsuinthe dit adieu à Tolède, sa patrie; elle fait arrêter sa voiture sur le pont, ct s'adresse à la ville elle-même et à ses portes qui lui