‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 302 sur 352 · V. Becker, op. cit., et Reifferscheid [, c. .. 427 sq · texte numérisé non relu

V. Becker, op. cit., et Reifferscheid [, c. .. 427 sq

nomènes météorologiques, des cours d'eau et des tremblements de terre (1).

Parmi les ouvrages théologiques de saint Isidore, il nous faut du moins consacrer maintenant une mention à ses trois livres de Sentences, Sententiarum hbritres, célèbres au moyen âge, et le premier ouvrage remarquable de ce genre; nous avons vu cependant que Prosper avait donné déjà un exemple (2). C’est une compilation de « phrases » prises dans les ouvrages d’autorités ecclésiastiques, principalement dans les Morales de saint Grégoire et réunies en un manuel de dogme et de morale. ,

L'opuscule intitulé Al/egoriae quaedam sacrae scripturae a, par contre, un intérêt immédiat pour la littérature générale et pour l’art du moyen âge ; l'auteur y donne, en peu de mots, la signification allégorique des personnages les plus importants de l’Ancien Testament depuis Adam jusqu'aux Machabées, comme aussi de ceux des Évangiles, jusques et y compris ceux des paraboles elles-mèmes. C’est un recueil très précieux de types empruntés aux anciens commentateurs de la Bible, recueil peu remarqué encore, si tant est qu'il l'ait été. Comme pendant à ces sentences, il faut citer l'écrit intitulé, Liber numerorum qui in sanctis scripturis occurrunt, qui contient une explication mystique de ces nombres bibliques (3). Lui aussi n’est pas sans importance pour l'intelligence de la littérature du moyen âge. Voici les nombres qui font le sujet de son étude : de 4 à 16, de 18 à 20, puis 24, 30, 40, 46, 50, 60. Faisons remarquer encore que saint Isidore a composé un recueil d'explications allégoriques sur l'Ancien Testament, depuis la Genèse jusqu'au livre des Rois, suivi d’un court appendice sur les livres d'Esdras et des Machabées : c'est là une anthologie composée avec des extraits des anciens auteurs ecclésiastiques, ainsi qu'il le dit lui-même dans la préface ; il a, de plus,

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