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du christianisme, Arnobe prend cette objection pour point de départ. Après avoir fait remarquer que la colère est en contradiction avec l'essence de la divinité, il demande pourquoi les dieux seraient en colère contre les chrétiens (c. 25). — A: cause de leur religion. — Il traite donc d'abord de la foi en Dieu le père, le Deus princeps (1), le plus grand des rois. Ce n'est point, il est vrai, disent les païens, l’adoration de ce Dieu, qui est le principe d’une telle colère, car eux aussi ils adorent dans Jupiter un Dieu semblable, mais c’est l’adoration d'un homme qui, né comme nous, a été en outre crucifié (c. 36). Arnobe cherche ici à prouver la divinité du Christ et il l’accentue toujours avec force (2), surtout d’après ses miracles. Ceux-ci se distinguent essentiellement de ceux des magiciens, car il les a opérés, sans aucune espèce de secours, ct par la seule force de son nom. La diffusion rapide du chris- Uanisme qui réunit dans un même esprit des peuples si différents et si éloignés les uns des autres, parle suffisamment en faveur de la vérité de l’histoire du Christ. Après avoir traité de la véracité des évangiles (c. 56 et s.), l’auteur répond encore à cette autre question : Pourquoi le Christ, s’il est Dieu, s’est-il fait homme ; pourquoi est-il mort (e. 60 et s.)?
Tel est l'argument principal du premier livre. Le second commence par cette question : Pourquoi les païens haïssentils et poursuivent-ils ainsi le Christ ? L'auteur revient seulement à la dernière accusation des païens, traitée dans le premier livre, car voici sa réponse : C'est que le Christ a fait disparaître de la terre les religions nationales. Par contre, réplique Arnobe, il apporta la vraie religion en apprenant à connaître et à honorer le Dieu suprème, Deus princeps. Mais vous ne voulez pas croire à ses paroles ; vous demandez des preuves de ses promesses, même pour l'avenir ! Et pourtant la vérité du christianisme se montre si manifestement dans su diffusion rapide, dans son influence surles mœurs des peuples
1. C’est ainsi que le désigne généralement Arnobe, moins par opposition avec le Christ qu'avec les dieux des païens ; voir, à ce sujet, un peu plus join.