Sur la semaine du monde, cf. Lactance (plus haut p
&. « Antiqui autem Anglorum populi (neque enim mihi congruum videtur aliarum gentium annalem observantiam dicere et meae reticere) » etc. c. 15.
diaque (constellations), le cours de la lune (c. 17) et sa signification pour le calendrier, ainsi que diverses explications au sujet de l'influence de la lune sur le flux et reflux de la mer (ce. 29). Bède parle alors des équinoxes et des solstices, de l'inégale durée des jours, des saisons, des années naturelles, de l'année bissextile, du cycle de dix-neuf années et de sa divisioe, de l'ère chrétienne (c. 47), des indictions, des épactes,
du cycle lunaire, de la détermination de la fête de Pâques. Il traite à fond ces divers sujets, et, en même temps, il attache la plus grande portée au côté pratique de ces connaissances.
Ainsi que Bède nous le dit (ce. 65), il ajouta à l'ouvrage un canon pascal à partir de l'année 532, « époque où Denys commença le premier », jusqu'à l'an 1063.
Cette partie théorique est suivie de l'ouvrage qui comprend soixante-six chapitres et qui apour titre Chronicon, sive de sex hujus saeculi aetatibus. Ainsi que l'indique ce titre, Bède a divisé sa chronique d’après les âges du monde: il a suivi en cela l'exemple de saint Isidore, auquel il emprunte littéralement quelques passages; mais il avait surtout en vue saint Augustin, le créateur de cette division, ainsi que nous l'avons constaté plus haut. Dès le début même de sa chronique, il emprunte textuellement à la Cité de Dieu le motif de cette division. L'ouvrage de Bède est donc, par rapport à saint Isidore, abstraction faite de quelques emprunts, complètement original. Saint Augustin est son guide, Eusèbe et saint Jérôme les sources principales qu’il cite à plusieurs reprises. Se basant sur l’autorité de saint Augustin (1), Bède calcule les années du monde d'après l'original hébreu de l'Ancien Testament et non d’après les Septante, comme le fait saint Isidore. Fréquemment aussi, Bède expose bien plus de faits; 1l donne les parties tout entières qui ne se trouvent pas dans saint Isidore. dès le début du cinquième âge du monde, il énumère la série des successeurs de Nabuchodonosor et celle des rois de Perse, de Cyrus à Darius, tandis que saint Isidore débute seulement avec ce dernier. À propos des empereurs romains, dont il cite les années du règne à côté des années du monde, Bède est