‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 2)Chapitre 336 sur 352 · DE ARTE METRICA. DE NATURA RERUM, ETC · texte numérisé non relu

DE ARTE METRICA. DE NATURA RERUM, ETC

teur. Quant à sa manière d'entendre les choses, il faut particulièrement remarquer que l’auteur, comme nous l'avons déjà indiqué, considère le dimètre iambique des hymnes ambrosiennes comme un tétramètre, et qu'il lui donne mème ce nom (c. 21), en sorte qu'il prend les vers de la strophe iambique de quatre lignes pour des versiculi (ce qui chez lui signifie hémistiches) dont deux composent un vers (versus). Ce qui l’a amené à cette manière de voir, c'est apparemment la strophe de l'hymne trochaïque à quatre lignes, strophe qui s’est développée du distique du tétramètre trochaïque (1).

Bède a composé encore un petit ouvrage scientifique qu'il a peut-être édité en même temps que le livre De temportbus (2), et auquel il se rattache mieux qu’à tout autre, pour le contenu ; c'est l'écrit: De natura rerum, une petite cosmographie basée sur les ouvrages des anciens. On trouvait d’autres traités scientifiques dans son livre de lettres: Liber epistolarum ad diversos. Parmi les cinq lettres qu'il nomme lui-même, dans la liste de ses ouvrages, il en intitule une De ratione bissexti, etune autre De aequinoctio: la dernière s'est conservée. Parmi * les autres, l’une est celle dont nous avons dit un mot plus haut (p. 679, rem. 3); elle est adressée à Plegwin, Ad Plequwinum, et l'auteur y traite des six âges du monde, De sex aetatibus mundi. En dehors des épitres qui servent de dédicace à ses ouvrages, nous avons encore deux lettres de Bède : l’une, assez courte, est adressée à Albinus, pour le remercier de l'avoir soutenu dans la composition de son histoire de l’Église ; l'autre, assez longue au contraire, est un traité qu’il envoie à Egbert, son élève et ami, devenu déjà évêque d’York. Cette dernière, écrite peu de temps avant la mort de Bède, est tout à fait digne de remarque ; non seulement elle contient une doctrine excellente sur les devoirs de l'évêque (et c'était là le but visé par Bëde), mais elle jette encore sur les relations morales et ecclésiastiques de l'Angleterre, à cette époque, une

4. Ainsi seulement s'explique le passage remarquable cité plus haut, p. 195, rem. 1; cf. aussi plus haut, p. 665, rem. 3.

2. 1l les cite tous deux ensemble dans la liste de ses ouvrages. Pour l’écrit De natura rerum, v. Schoell, dans Herzog, p. 763 et s.

lumière telle que nous y découvrons maintes particularités toutes nouvelles, surtout en ce qui a trait aux monastères (1).

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