HYMNES ET AUTRES POÈMES ECCLÉSIASTIQUES
sont pas rares non plus parmi les hynrines (1). Ce qu'il y a de plus important, c'est de voir que la rime ne se trouve dans Uis hymnes, encore à cett« époque, que d'une manière isolT'c ; un très petit nombre d'elles est complètement rimé (2). Il faul remarquer encore que, dans maintes hymnes, les strophes se terminent par un refrain qui se compose d'un ou deux vers du même rythme, ou même d'un autre rythme plus court (3). Aux hymnes purement liturgiques se rattachent d'autres poèmes ecclésiastiques dans des mètres égaux, et ces poèmes ofl'rent plus d'originalité et, en partie, aussi plus d'importance dans l'exécution; tels sont, par exemple, les chants de pénitence (4), un poème alphabétique dans le mètre ambrosien et contenant des règles de la vie monastique, un autre poème du même genre en tétramètres trochaïques (strophes de deux lignes) sur la Jérusalem céleste, puis un autre, dans le même mètre, intitulé Enoch et Elia (5). Ce dernier comprend trentecinq strophes et offre un certain intérêt, vu que, prenant seulement pour point de départ le retour des deux prophètes, il contient plutôt une description des fins dernières : l'Antéchrist terrasse avec le glaive les deux prophètes et le peuple chrétien; mais, après trois ans et demi, il est tué lui-même par l'ange saint Michel. Alors le Christ revient sur la terre, comme juge (6), elle monde périt par les flammes; après quoi le Créateur en fait paraître un nouveau « dans lequel règue heureusement pour toujours l'immortalité ». Dans ce nouveau