‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 113 sur 311 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

POÉSIE LATINE POPULAIRE ET POÉSIE NATIONALE DE L'ALLEMAGNE ET DE LA FRANCE

Parmi les poèmes latins profanes et plus ou moins populaires de cette période, il ne s'en est conservé que quelquesuns. L'un est une élégie sur la mort de Fulcon, archevêque de Reims (2) ; successeur de Hincmar, il fut assassiné, en 900, par les gens de Balduin, comte de Flandre, à la tête desquels était un certain Winemar (3). Ce poème, à l'encontre des élégies (4) antérieures, est composé dans le rythme ambrosien et comprend dix-huit strophes. A une seule exception près, il est écrit en rimes accouplées ; seulement on trouve parfois, et à la suite l'une de l'autre, deux rimes égales dans la même strophe. Selon toute apparence, cette élégie a été composée peu après la solennité des funérailles de l'archevêque, car l'auteur en fait une peinture détaillée, après avoir loué ce pontife qui avait, nous l'avons vu, si bien mérité des lettres et de la civilisation, et après avoir fait le récit de son assassinat. En terminant, le poète parle de l'excommunication (5) du meurtrier et de ses émissaires ; elle eut lieu pendant la solennité des obsèques. L'auteur de l'élégie est le chanoine de Reims Sigloard.

Un autre poème de cette période (6) accuse, il est vrai^ un caractère plus profane, quoique moins populaire; mais il a

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