‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 124 sur 311 · C'était peut-être le roi des Francs, Charlemagne · texte numérisé non relu

C'était peut-être le roi des Francs, Charlemagne

2. Outre les ouvrages déjà cités plus haut, Hucbald a mis à profit surtout : Vita Liudgen, par Altfried, ensuite les vies de Boniface, de Wiliibrord, de Grégoire d'Utrecht, ainsi que les ouvrages historiques de Bède et de Nilhard.

3. Op., l. c, p. 858 sq. — Histoire littér. de la France, t. VI, p. 218. Hucbald renvoie lui-même le lecteur à une Vie plus développée (c. i, § 16). Dans une lettre adressée aux religieuses, l'auteur les prie de ne pas dire son nom : ce procédé est en parfaite harmonie avec celui qu'avait adopté Hucbald pour la vie de Rictrud. (V. la lettre ajoutée à cette vie et adressée à Etienne) et qui prouve sa paternité.

[192-193.] IIUCBALD 20")

L'auteur molive , pour Jes sceptiques, les apparitions des anges dont elle était favorisée, en les présentant comme des « illusions dont les démons »"aftligent les impurs. Mais la sainte elle-même fut aussi tourmentée par des apparitions du démon, qu'elle prend à parti pour lui demander compte de son action funeste (c. vi, § 26) (1). Du reste, la vie extérieure de la sainte est des plus simples. Ses parents veulent la marier, mais elle prétend rester fiancée à Jésus-Christ. Elle s'enfuit dans un désert et ses parents cèdent. Mais, après leur mort, l'homme à qui on l'avait fiancée cherche à s'emparer d'elle. Elle se cache dans une contrée montagneuse, appelée Melbodius ; là, conseillée par saint Amand, elle prend le voile et fonde le monastère (c. iv). Nous trouvons, à la fin, une longue série de miracles peu importants. — Ce qui est digne de remarque, au point de vue de la forme, c'est que, dans deux endroits (c. ni et c. v), on trouve, mêlés à la prose, quelques hexamètres qui sont en partie à rime léonine (2).

Le quatrième écrit hagiographique d'Huchald est intitulé : Passio SS. Quirici et Zidittae martyrum (3). Cette passion tient du sermon et a été directement appropriée au service divin, le jour de la fête des Saints (4). Elle a été écrite pour remplacer une ancienne passion, déclarée apocryphe par l'Eglise elle-même ; l'auteur a même apparemment mis à profit la passion qu'il voulait faire disparaître (5). Le sujet en est fort simple : Cyrique n'a pas encore trois ans révolus et se trouve encore allaité par sa mère Julitte, lorsque celle-ci, vers 226, pendant la persécution des chrétiens, est mandée à Tarse

1. Cela rappelle l'anglo-saxonne Julienne. V. plus haut, p. 53.

2. Ils ne peuvent pas avoir été empruntés à une \\e en vers et plus ancienne, ne fût-ce que parce qu'ils sont léonins; dans ce cas, du reste, les citations seraient plus nombreuses : en tout il n'y a que neuf vers.

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