Artistes ambulants: Mimi juvenes (v
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de neig-e s'est fondu. — « C'est ainsi que la fourberie lriom|)lia de la fourberie. »
Ces poèmes latins montrent bien, dans leur caiactère éminemment populaire, lequel se manifeste dans le fond et dans la forme, à quel point la langue nationale était alors, en Allemagne et dans le cercle des gens lettrés, mise à Tarrière-plan par la langue laline. Il n'y a donc pas lieu de nous étonner si nous ne possédons, de cette période, qu'un seul poème en vers allemand, lequel est encore lui-même à demi latin. On Ta intitulé ,: De Rpurico (1). Dans les lignes longues allemandes, ce poème nous offre la rime à l'intérieur, tout comme ceux d'Otlfrid. Les lignes sont réunies en strophes de quatre et de trois lignes, irrégularité que nous avons déjà rencontrée auparavant dans d'autres poèmes allemands (2). Il comprend vingt-sept lignes longues (3). La première moitié de la ligne est constamment en latin (4) et la deuxième en allemand ; mais l'accentuation et la rime, dans l'une comme dans l'autre, sont dans le genre allemand. Toutefois, à deux endroits, la rime n'est qu'une simple assonance (5).
Le poème célèbre Henri, frère d'Othon le Grand, duc de Bavière ; il nous raconte sa réconciliation avec remporcur, réconciliation qui eut lieu à Noël (941J, et dont le résultat fut une alliance durable entre ces deux personnages si souvent désunis. Il fut composé après 962, vu que Olhon y est désigné comme empereur et qu'il parle de Henri comme on parle d'un mort (6). Il est tout à fait pour le parti de Henri, ne dit, mot de la nature de sa brouille avec Olhon, ni de sa révolte, de son
1. Dans MüUenhoff et Scherer, Op. c, n» xviii, p. 27 (cf. rem. p. 32i sq.) et dans Braune, Allhochd. Lesebuch, p. 14 i.