Ainsi qu'il le dit lui-même (v
christianisme et de son éducation littéraire (1). Il célèbre la gloire de Dieu, qui a choisi Charles pour son instrument, tout comme il choisit autrefois les apôtres et les martyrs. Là-dessus commence l'éloge de Gharlemagne. Le poète parle d'abord brièvementjde Texcellence de sa famille, dont la gloire est partout connue : le peuple lui-même ne célèhre-t-il pas, dans ses chants, les aïeux de Charles? (2). Mais Charles a donné à sa race plus de gloire qu'il n'en a reçu. Un seul représentant de cette génération mérite d'être mentionné d'une manière toute spéciale : c'est son protecteur, saint Arnolphe, dont le poète invoque la protection pour son successeur qui porte le même j
nom (v. 133 sq.). 11 passe ensuite aux mérites de Charlemagne I
lui-même (v. 149) ; à partir de là, il emprunte la matière, et m
en partie même, les expressions à la Vie de Charlemagne d'Eginhard (3). Il avait fait un emprunt semblable aux annales du même auteur pour les trois premiers livres ; avec cette différence qu'il ordonne maintenant ses matériaux d'une manière indépendante. Mais ici encore on trouve des additions remarquables qui appartiennent en propre au poète. C'est ainsi par exemple que, en faisant le tableau de la culture intellectuelle et du caractère moral de Charlemagne, il exhorte le lecteur et en particulier tout prince (rector) à bien considérer que la culture et la moralité sont les racines intérieures des faits extérieurs (4) : il développe ensuite cette pensée en