‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 75 sur 311 · Interius radix operum latet exteriorum · texte numérisé non relu

Interius radix operum latet exteriorum

Mens moresque viri facta palam générant. v. 211 sqq.

détail (v. 203 sq.). C'est ainsi qu'il so plaint, quand il parlo do la protection des côtes maritimes sous Charlemagno, des dévastations de l'empire par les Normands après la mort do l'empereur, et qu'il met son espérance en Arnolpho ; il est égal à son aïeul et il inspire aux Francs la bravoure d'autrefois ; mais il n^est pas à même de relever tout d'un coup l'immense édifice de Tempire, qui est déjà depuis long-temps en ruine (i). Puisse Dieu lui prêter vie pour cela !

Au vers 569, le poète revient au début de son récit et parle de la fin de l'empereur ; '^d'après la Vze de Char/es, par Eginhard^ il fait le tableau de la maladie et de la mort de l'empereur, ainsi que des indices qui la précèdent; il termine en faisant l'éloge de sa gloire qui surpasse celle du plus célèbre des Romains. Toutefois, bien au-dessus de cette gloire de la terre, s'élève la gloire que Cbarles partage dans le ciel, avec Constantin et Théodose. Qui pourrait calculer le nombre des âmes qu'il a conduites au Seigneur par la conversion des Saxons ! Au jugement dernier, elles seront dans la joie et lui feront escorte; puisse le poète se trouver alors lui-même au nombre des élus !

L'ouvrage du poète français fut composé en majeure partie vers la même époque que le poème du Saxon (888-889) ; mais il fut achevé plus tard (896) (2). Nous pouvons d'une manière absolue donner à l'auteur le nom de Français dans toute la

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