Donnons-en un exemple (v. 69 sq
Aporiam a) sed et atrophiam 5) patiaris, ut acam c) Atervam d) appodix e) tua mens sibi congerat f) ejus. Glose : a] anxietatem, 6) tenuilatem corporis, c) ameninatem, d) perpetnam, e) socia, f) congruel.
Quelques sentences ont le caractère de proverbes (p. ex. v. 54) : Mulio a) strabo tuus h) neque sit neque agason c) inermis. Glose : a) custos mulorum, b) uuekus (?); est-ce la glose du mot strabo? c) provisor equorum.
Ou bien :
Pomerium a) curti, pomaria b), congrua malis c). v. 46.
Glose : a) locus vacuus, b) viiidiaria, c) porais. Ce livre mériterait, à cause du latin populaire qui se trouve çà et là dans
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ter ces termes et leurs gloses, ainsi que l'indique l'aulcur, en ternies étranges et à peine compréhensibles, dans la préface de l'ouvrage, Mais c'est précisément parce que ce livre, même avec l'aide des gloses, laisse beaucoup à deviner qu'il plaisait tant à la scolastique du moyen âge et qu'il fut si répandu: les nombreux manuscrits du x« au xui^ siècle le prouvent ; l'un d'eux est accompagné d'une interprétation anglo-saxonne (1).
Nous possédons, d'Abbon, un certain nombre de sermons dont cinq ont été publiés par d'Achery (2). Ils ont de l'intérêt pour nous en ce qu'ils nous montrent que Fauteur, quand il le voulait, savait s'exprimer d'une manière simple et naturelle ; et ici, c'était bien son intention, d'après la préface. Cette œuvre en prose, postérieure au poème, n'est pas plus en faute contre la grammaire que ne l'était celle des plus lettrés des contemporains. L'époque de la composition qui, d'aprè la préface (3), est postérieure à 921, montre en même temps qu'Abbon vivait encore au moins dans la troisième décade du x"^ siècle.
Le troisième poète épique dont nous avons à parler ici est l'auteur anonyme des Gesta Berengarii '^nperatoris (4). C'est apparemment un Lombard, comme l'annonce son ouvrage. Il y a plus : à en juger par le contenu et la composition^ Fauteur était un maître d'école lettré (5). Il raconte, comme Abbon, les faits dont il a été le contemporain ; il a offert son poème, comme cadeau, à son héros lui-même, à Bérenger I*^"", roi d'Italie (6). Comme Fouvrage se termine à son couronnement
le texte et dans les gloses, une étude plus attentive qui fournirait plus d'une fois l'occasion de redresser le texte.
1, Ampère (Op. c, p. 311) parle d'un poème symbolique d'Abbon, en l'honneur d'Odon; mais je n'ai rien pu découvrira ce sujet,