‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 3)Chapitre 94 sur 311 · Apparemment parce qu'il était chancelier · texte numérisé non relu

Apparemment parce qu'il était chancelier

2. Dümmler, Denkm., p. 255, et N. A , p. 541 sq. — Schubiger, p. 36 sq. — Ratperti Casus S. Galli, éd. Meyer, Praef. VI sq.

3. Dans Dümmler, D^nkm., p. 219. Il est certainement adressé à l'épouse de Charles III.

4. Dans : Mittheil, der antiquar. Gesellsch, in Zürich. Vol. vui, siipplénients, p. 11,

[157.] LES POÈTES DE SAINT-GALL : RATPEUT i ()7

sant par la dcscriplion de ce brillant monument d'architecture. Nous avons encore de lui un certain nombre de chants d'église, dont un, en distiques pour la communion. Le poiite y conjure Dieu, en termes très dignes, d'accorder sa grâce à ceux qui s'approchent de la table sainte (1) ; viennent ensuite des litanies, dans le même mètre, pour les processions du dimanche (2). Il y invoque d'abord le Christ, la sainte Vierge, les trois Archanges; puis saint Jean l'Évangéliste, saint Pierre et saint Paul avec le coetiis Apostoiiciis, les Patriarches et les Prophètes, saint Etienne et les Martyrs, quelques saints qui touchaient de près au monastère, les fleurs virginales, les saints Innocents et enfin « tous les saints du Paradis. » Ce que ces chants ont de remarquable, c'est que, après chaque distique, le premier hexamètre et le premier pentamètre y sont alternativement répétés comme refrain. Ralpert composa encore une hymne en l'honneur de saint Magnus (abbé de Fusses), dont il fait un compagnon de saint GallS); cette hymne est en vers saphiques, mais rythmiques, et le poète y célèbre le saint comme un modèle d'ascétisme (4). On attribue encore à Ratpert un poème en distiques, composé pour la fête de Saint-Gall et destiné probablement aussi à une procession. Le même Ratpert a composé de plus, en langue allemande, un chant de louange en Thonneur de saint Gall ; mais, malheureusement, il ne nous est parvenu que dans une traduction latine de Ekkebart IV (5). C'est un poème (6) de dix-

1. Laudes omnipotens, dans Canisius, éd. Besnage, tom. II, pars 2, p. 200.

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