Ardua spes miindi, dans Canisius, /. c, p. 1G9 sq
3. Qui est ici, par conséquent, identifié avec Maginold. V., là-dessus, Meyer von Knonau, dans V Encyclopédie pour la théologie protestante, vol. IX, p. 137 sq.
4. Dans Canisius, /. c, p. 205. Le poème suivant, ih\d., p. 195.
5. Il dit lui-même, dans une courte préface, qu'il le traduisit en latin à cause de sa gracieuse mélodie {lit tam didcis melodia latine luderet). Ce motif est digne de remarque. Il explique un procédé tout à fait extraordinaire. Voilà pourquoi on ne peut guère l'invoquer pour appuyer les hypothèses de traductions de poèmes épiques des langues nationales en lalin, à cette époque.
6. Dans * Mullenhoff et Scherer, Denkmäler, N° XII, p. 19 (Rera. p. 304 sq.). — Grimm et Schmeller, Latein. Gedichte des X und M, Jahrh., Götlingen, 1(S38, p. xxx sq.
sept strophes de cinq lignes, dont les vers sont formés à Fins^ tar des vers allemands, cest-à-dire tout 'comme les longues lignes d'Oltfrid, en sorte que, comme eux, ils se divisent en deux hémistiches reliés ensemble par la rime. Non-seulement le nombre des arsis est le même que dans la ligne longue allemande, mais même les thésis peuvent y faire défaut et il peut y [avoir ce qu'on appelle Auftakt * dans la métrique allemande (1).
Comme la mélodie (2) resta la même, vu que le chant ne fut traduit qu'à cause d'elle^ la forme du vers latin dut, sous tous les rapports, rester la même que dansToriginal allemand. Par là aussi ce poème latin ne manque pas d'intérêt.
Le contenu (3) est formé par les dates les plus importantes de la vie du saint, qui, à part quelques légères variantes, concordent avec les données de Tancienne Vie de saint Gall (4) ; Ratpert ne fait qu'indiquer ces données, vu qu'il pouvait les supposer suffisamment connues dans le monastère du saint. Après une strophe laudative d'introduction, le poète nous raconte comment Gallus vint en Gaule avec trois compagnons à la suite de saint Golumban (o). 11 nous dit leur apostolat à Luxeuil et comment, persécutés par Brunhilde, ils se dirigèrent alors vers la Souabe et convertirent les païens, à
1. Cf. Grimm, Op. c, p. xxxiv sq. Donnons ici la première strophe comme exemple :
Nunc incipiendum est mihi magnum gaudium.
Sanctiorem nuUum quam sanctum umquam Gallum Misit fîlium Hibernia recepit patrem Suevia.
Exultemus omnes, laudemus Christum pariles Sanctos advocantem et glorificantem.
2. Elle est indiquée dans le manuscrit par des neumes, dans les cinq pre> mières strophes. V., sur la mélodie, Scherer, Op. c, p. 309 sq.
3. Je le rapporte avec d'autant plus de plaisir que jusqu'ici je n'ai rien dit de la vie de ce grand missionnaire. Cf., du reste, les remarques de Mullenhoff et Rettberg, Kirchcngeschichte Beutschlands, vol. It, p. 40 sq.
4. J'ai parlé, dans le Vol I, p. 164, d'un remaniement de cette Vie pa?' Walahfrid Strabo; c'est sur ce remaniement qu'est basé un poème prolixe de mille .huit cent huit hexamètres, composé par un de ses élèves et qu'on a attribué auparavant, mais à tort, à Walahfrid lui-même. Il a été édité en entier par Diïmmler dans les Poetae lat. uevi Carolini, tom. II, p. 428 sq ; V., là-dessus, l'éditeur, ibid., p. 266.
5. V., par papport à Saint-Columban, vol. I, p. 580 sq. * Auftakt = Arsis. — Note des traducteurs.