scène avec une grande fraîcheur de touche (2). De là, pour
ces écrits, une vraie valeur esthétique qui leur donne droit de trouver place dans le domaine de la littérature générale.
Un autre ouvrage philosophique, qui vit également le jour à Cassiciac et à la même époque, nous présente, au point de vue de la forme, le même caractère : ce sontles deux livres des Soliloques (Soliloquia). Dans ces Soliloques, nés du désir de connaître Dieu, et, comme préparation à cette connaissance, du désir de connaître l’esprithumain, saint Augustin commence par rechercher ([‘ livre) les conditions que doit avoir l'esprit humain pour pouvoir arriver à la connaissance de Dieu ; il montre que ce n’est que la foi, l'espérance et la charité qui peuvent lui donner les qualités nécessaires pour atteindre à cette connaissance, vertus que saint Augustin lui-même, d’après ses conclusions, ne possède point encore dans un degré de perfection. Dans le livre deuxième, il traite la question de l’immortalité de l’esprit humain, comme le point le plus important de sa connaissance. Il ne peut pas périr, parce que la vérité ne le peut pas, elle qui a une existence telle dans l'esprit de l’homme, qu’elle devrait être anéantie avec lui (3).