COMMENTAIRES SUR LA BIBLE
saint Augustin pour arriver à un procédé systématiune base solide et philosophique. Dans la première vres I-IIT), nous avons surtout àremarquer la question u livre troisième et qui a pour but de montrer jusqu'à nt les sciences profanes, transmises par les païens, être utiles au théologien chrétien lui-même. Dans ème partie (livre IV), l’on ne saurait voir non plus srét saint Augustin déclarer l’étude de la rhétorique wi à l'orateur chrétien : il faut l'entendre exiger, s'appuie sur l’œuvre de Cicéron, qui, lui aussi, manière à instruire, à plaire et à toucher (/lectere), mn comprenne sa doctrine, .qu'on l'aime, ct qu’on la : pratique. Dans cet ordre d'idées, et toujours d’après saint Augustin distingue trois sortes de style : le iple, le style fleuri et le style sublime; il en emprunte aples aux lettres de saint Paul, ainsi qu'aux ouvrages Cyprien et de saint Ambroise. = L'autre écrit, dont ons encore à parler, nous montre la prudence de gustin et son expérience de la vie pratique, comme i précède nous a montré son éducation théorique. C'est intitulé, De catechizandis rudibus, c'est-à-dire une tion aux premiers rudiments de lareligion chrétienne, ie par saint Augusins en l'an 400, à la prière de ias, diacre de l’Église de Carthage. Cet opuscule, au ir et attrayant, a aussi une grande valeur au point de ‘histoire de la civilisation. On peut s'en convaincre nt par les seules indications qu'il donne relativement nière de traiter les païens qui se convertissent au aisme, et par les conseils de prudence, dont il fait es indications, sur la diversité de leur éducation et les e leur conversion. Jommentaires sur la Bible forment une classe nouais, dans ce domaine, saint Augustin n'a pas ouvert >s inconnues, ni exercé une influence quelconque sur ature générale : nous pouvons donc passer ce genre complètement sous silence. Bornons-nous à remare ces commentaires ont rapport soit à l'Ancien Teset principalement aux Psaumes, soit au Nouveau
Dans la première, saint Augustin traite, entre autres questions, celle de savoir jusqu'à quel point le métier des armes est compatible avec le christianisme ; nous voyons, dans la deuxième, un exemple frappant de la prudence et de l’habileté avec laquelle saint Augustin sait parler de la conscience du comte, l’un des hommes les plus distingués de son temps.
Cette catégorie nous amène à la dernière, qui comprend les lettres d'une nature intime et confidentielle : elles sont fort peu nombreuses, et, dans le nombre, s’en trouvent quelquesunes adressées à saint Paulin (1). Rattachons-y également les lettres qui n'ont en général qu'un intérêt personnel, telles que les lettres de recommandation, etc.
Quant à la forme des lettres, l'on ne saurait dire que saint Augustin ait produit quelque chose de particulier en l'espèce, comme l’a fait saint Jérôme. Il y en a si peu en effet qui soient, au sens strict du mot, des lettres proprement dites! L'on y voit apparaître, surtout dans les plus anciennes, tout le vieil attirail de la rhétorique, et le goût y fait absolument défaut : dans la première lettre à saint Paulin, par exemple, il se rencontre une recherche malheureuse du jeu de mots. La plupart des Lettres ont plutôt le caractère d’une dissertation ou d'un sermon; elles se rattachent pat conséquent, mème pour le style, aux ouvrages de l’un ou de l'autre genre, aux ouvrages philosophiques, dogmatiques ou moraux, comme les sermons. L’exécution en doit être naturellement 1inégale : elles sont plus ou moins soignées selon l'importance du sujet et du destinataire, comme aussi d'après les loisirs dont l'auteur pouvait disposer; un certain nombre prennent place, quant à l'exposition, parmi les meilleures productions de saint Augustin.
Ce recueil de lettres nous offre des matériaux très importants pour la connaissance de l’état intellectuel et moral de cette époque de transition entre l'antiquité et le moyen âge; c'est ce qu'on n’a pas manqué de reconnaître, mais aussi ce qu’on n’a pas su encore jusqu'ici mettre complètement à profit. Nulle part mieux qu'ici ne se montre aussi manifeste