‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 133 sur 382 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

L'influence si considérable que devaient exercer sur la littérature de l'avenir les trois grands écrivains dont j'ai parlé, saint Ambroise, saint Jérôme et saint Augustin, se manifeste

1. En sorte que des brèves prennent la place des longues dans l'arsis, par ex., Str. 1. v. 2: « Propter hoc Dominus, » ou bien, v. 9 : « Videt hoc sæcûlum mare; » le poète met aussi largement à profit la licence de la prononciation populaire et traite non seulement € et u suivis de voyelles, tantôt comme voyelles, tantôt comme consonnes, mais il fait même appel à l'apocope et à la syncope, comme str. 16, v. 3, « exempl'»; str. 17, v. 6 « adultr’ri, » et dans le chant final, v. 2 « consid’ rare. »

2. « Omnes qui gaudetis (de) pace, modo verum judicate. » Je serais tenté de considérer « de » comme une addition postérieure, d'abord dans le passage des fétractations où il se trouve, et, de là, dans le manuscrit du psaume. Ou bien faudrait-il, par hasard, admettre la syncope de #, dans « gaudetis? »

déjà dans les ouvrages de leurs contemporains; la lit de ces derniers suivait en grande partie leur impulsit ainsi que la poésie chrétienne reçut de saint Ambrois poésie lyrique d’abord, et aussi par son éloquence, un sion puissante et y trouva du même coup des modèles il résulte de là que son principal représentant, non st à cette époque, mais, en général, pour les temps pos s’est évidemment formé sous l'influence de saint Amb représentant, c'est Aurecus Prupenrius CLemens (1) : d'occuper la première place au moins par le nombr riété et le degré d'originalité de'ses poésies. Il naquit dans l'Espagne (Tarraconaise), probablement à Saray il descendait d’une famille très considérée. Il suivit, nous le raconte lui-même (3), la carrière politique ; « Pusage dans sa position. Après avoir terminé ses t rhétorique et de droit, il devint avocat et remplit en fonctions importantes de gouverneur d’une provin gnole, probablement de la Tarraconaise elle-même. encore plus haut et occupa un emploi militaire de ordre. Après avoir, lui aussi, dans sa jeunesse, sat plaisirs du monde, il embrassa, dans un âge plus ava vie sérieusement chrétienne etilcrut pouvoir gagner] ses poésies religieuses. À l’âge de cinquante-sept ans, de celles-ci une édition complète (4) qui comprenait

1. Aurel. Clement, Prudentii carmina ad oplimas quasqu et mss.codd. Romanos, etc., prolegg., commentariis et lectionibr illustr. a F. Arevalo, 2 tomes, Rome, 4788, in; — Aur. Pruc curmina recens. et explicavit Th.ObEarius,Tubingue, 1845; —] notis explicavit A. Dressel, Leipzig, 1860 ; — Middeldorpf : De et theologia Prudentiana in Illgens Zeitschr. für die histor. Vol. U, 1832; CI. Brockhaus, Aur. Prudentius Clemens in sei tung für die Kirche seiner Zeit, Leipzig, 1872.

2. C'est co que me paraît montrer le passage du Peristeph. sq : « Noster est, quamvis procul hine in urbe Passus ignoa de eri Gloriam victor prope littus altae Forte Sagunti. » Il s'agit © de Saragosse, et (c'est le point capital), une autre ville est 0] Saragosse. Noster ne peut donc étre pris dans le sens de la } l'Espagne Tarraconaise; c'est dans ce dernier sens que, dan poème, Calagurris est appelée nostra (v. 31).

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