Quod sapimus, conjungat amor : quod vivimus, uno
Conspiret studio : nil dissociabile firmum est, » dit la Concorde v. 762.
2. La Concorde dit dans son discours, v. 769 sq. : « Pax plenum virtutis opus, pax summa Jaborum, Pax belli exacti pretium est pretiumque pericli : Sidera pace vigent, consistunt terrea pace. Nil placitum sine pace Deo, etc. »
Qu'on compare, dans la Civit. Dei (XIX, c. 10 sq.) ; je veux y faire remarquer le passage suivant : « Ibi virtutes, non contra ulla vitia vel mala quæcumque certantes, sed habentes victoriae praemium, aeternam pacem, quan nullus adversarius inquietat... Unde pacem.constat belli esse optabilem finem..… Pax animae rationalis ordinata cognitionis actionisque consensio. » Qu'on compare donc avec cette phrase la remarque précédente. Il ne faudrait pas douter que Prudence n'ait mis à profit ce livre de la Cité de Dieu, si l’on pouvait admettre une date aussi tardive pour la composition de la Psychomachie. Mais il faudrait, en ce cas, admettre qu'il avait plus de soixante-dix ans quand il composa cet ouvrage. Ou bien, serait-il possible que le livre de la Cité de Dieu ait paru plus tôt qu'on ne l'admet aujourd’hui ?.. L'on doit, en tout cas, laisser aux recherches spéciales le soin de mettre en lumière cette importante question.
(276-7.] PSYCHOMACAIA
qu'il offrait à l'antiquité chrétienne dans ce domaine littérature; mais encore, et non à un moindre degré, sujet qu'il traite et par les types allégoriques qu'il n avant, Il formait, pour ainsi parler, un des standard du moyen âge : on le recommande parmi les livres con: aux études (par exemple, dans le Labyrinthe, attribué à hard de Béthune), et il passe dans des ouvrages encycl ques, tels que celui de Herrad de Landsberg. J'espère pc montrer plus tard comment plusieurs des plus ancienne sies allégoriques du moyen âge se rattachent, même p fond, à cet ouvrage de Prudence. Qu'il me suffise de d comment le poète parvint à la composition et à la donr son poème, Il faut nous rappeler tout d'abord que l’uss l’allégorie et des symboles, ainsi que la conception typ: que, étaient depuis longtemps acclimatés dans la littér chrétienne-latine : nous avons eu souvent l'occasion constater, en examinant d’une façon particulière des ouv en vers ou en prose (1). Quant à la personnification des \ et des vices, nous devons constater encore ici l'influer Tertullien : l'influence de ce Père a été très prépondé sur Prudence, ainsi que je l'ai fait remarquer plus har quoique cependant notre poète ne l’ait pas copié dans la position deson tableau. Mais la première idée de ce poèn fut fournie évidemment par le tableau qu'il avait fai même dans l’Hamartigenia (3); il y faisait voir les assaut les vices, sous la conduite de Satan, livrent àl’âme chrétit Nous avons vu également ce tableau'dans saint Cyprien: prêtait bien en effet à servir de thème pour la compo: d’un combat entre les vices et les vertus, car ce sor vertus qui, dans notre poème, apparaissent d’abord comn soldats de l’âme, et c’est pour elle aussi qu’ils comb: vaillamment (4).
A cela, il faut ajouter encore, pour pouvoir expliquer parition d’une poésie si exclusivement allégorique, q
4. V. plus haut, et surtout p.62, 112, 152, 153, 159 et sq., 198, 1! 2. V. sa personnification de a Patience, p. 64. ‘