On y lit par exemple
« gemit ille talentis Argenti aque auri amissis : hunc rapta supellex Perque nurus Geticas divisa monilia torquent, Hunc pecus abductum, domus ustae potaque vina...s
miers sont Rufin et Sulpice Sévère; Rufin, dont l'amitié pour saint Jérôme fut aussi vive dans son jeune âge que le fut, dans sa vieillesse, sa haine contre lui; Sulpice Sévère, le même qu'une amitié de cœur réunit pendant toute sa vieà saint Paulin de Nole. Tous deux appartiennent, aussi bien Sévère que Rufin, à cette classe d'hommes qui, comme saint Jérôme, sacrifiaient à une sévère tendance ascétique; cependant, quoique cette tendance ait exercé sur une partie de leurs écrits une influence directe, elle ne Les a pas cependant empèchés de s'approprier, à un haut degré, comme le firent la plupart de leurs contemporains, la culture classique et de la mettre à profit dans le style de leurs ouvrages : il est vrai que cela réussit à Sévère bien mieux qu'à Rufin.
Tyrannius Rüorinus (1) naquit, vers l'an 345, dans le voisinage d'Aquilée. Entré de bonne heure dans un cloître de cette ville, 1l y reçut le baptême et sa première éducation théologique : aussi porte-t-il le surnom de Rufin d'Aquilée, comme si cette ville était celle où il a vu le jour. Rufin était done, dès sa jeunesse, adonné à l'ascétisme, dont Aquilée se trouvait, ainsi que nous l'avons fait remarquer dans la vie de saint Jérôme, comme le centre le plus en faveur. Ce fut aussi l’ascétisme qui unit là, d'une manière si étroite, saint Jérôme et Rufin. Ce fut un commun enthousiasme pour l'ascétisme qui les conduisit vers l'Orient, et en particulier vers l'Égypte, patrie de la vie religieuse. Lorsque Rufin y arriva, vers 370, saint Athanase vivait encore, et il accompagna Mélanie dans les premiers temps. Là, il visita les élèves et les successeurs de saint Antoine, moines et ermites, dont plus tard il écrivit en partie la vie : il trouvait dans ce travail une grande satisfaction pour son exaltation ascétique. Il agrandit en même temps le cercle de son savoir théologique, par la connaissance qu'il fit, à Alexandrie, du savant Didyme dont il devint l'élève. Dans cette ville, où il séjourne plusieurs années, il prit un intérêt tout particulier à l'étude des Pères grecs, surtout à celle d'Origène : c’est à cette circonstance que nous devons les traductions qu’il fit de leurs ouvrages et qui ont en partie