‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 195 sur 382 · RL L - Ù · texte numérisé non relu

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ne saurait le nier, dans un langage énergique où l’auteur a çà et là profité avec succès de.la liberté et de la richesse du style poétique du Latium. Mais nulle trace de conception poétique dans cette malière : c’est à peine si l’on y trouve un ou deux tableaux développés. Ce poème polémico-didactique est donc bien inférieur à ceux de Prudence.

Le fonds de ce poème estemprunté aux écrits de saint Augustin, que saint Prosper a en partie utilisés littéralement; c'est là aussi le procédé qu'il a employé, avec des proportions plus grandes encore, dans le livre des Épigrammes : Épigrammatum liber, composé vers l’année 450 (1), pour faire suite au recueil des Sentences puisées dans les ouvrages de saint Augustin. Un certain nombre de ces épigrammesne sont que la reproduction, en distique, de ces sentences. Le livre contient un peu plus de cent épigrammes (2). Ces poèmes eux-mêmes ne s’élèvent pas au-dessus de la sphère purement technique d'une versification plus ou moins habile (3).

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