L. c., p. 326 et 331; v. aussi p
3. Bède prit occasion de ces détails dans les reproches qu'on lui avait faits d'introduire les hérésies les plus bizarres; on avait porté cette accusation après l'apparition de son petit traité De temporibus, dans lequel on trouve cette supputation des années, sans qu’elle y soit justifiée; il se défendit dans un écrit particulier, que nous avons encore, et qui a pour titre Ad Plegwinum. Il s’y élève aussi contre une habitude générale et mauvaise de vouloir déterminer l’année de la fin du monde. Que de fois des paysans lui demandèrent combien d'années il restait encore à s’écouler pour arriver à la fin du dernier mille!
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du monde correspondent en même tem maine des souffrances du Christ, qui « mystique.
Bède composa de plus un opuscule études sur la chronologie et qui nè fut pour le moyen âge: c'estson Martyrolog torum diebus. Wattenbach avance que « les travaux postérieurs » ; il vasans dire lui-même sur des martyrologes anciens.
tyrologes romains. Dans ce martyrol mème parvenir à remplir tous les jours, un récit des tortures des saints bien p comporte un calendrier; il y a vraimen voir un savant, un lettré tel que Bède, ter, en y croyant, les exagérations les p reproduire avec une certaine satisfac exemple, la passion de saint Pachome, cédé me semble digne de remarque par tiques et au drame postérieur du moyer
C'est sur ces écrits relatifs à l'histoire rique que repose la grande influence de et sur la culture du moyen âge, comm:
que son talent et son érudition brillen côté de ces productions en prose, ses œt tout à fait à l'arrière-plan. Il a écrit, ouvrages en vers, ct, dans la liste de ses le poème De miraculis S, Cuthberti, toi Liber hymnorum diverso metro sive ryt d'épigrammes: Liber epigrammatum her:
mais ni l’un ni l’autre de ceslivres ne n parmi le petit nombre d'hymnes et d” attribue, c’est à peine si une ou deux o1 blance d'authenticité. Ces deux livres d'autant plus d’être oubliés qu’un nom &
4. Ces descriptions ne sont point des additior appartiennent en propre à Bède, ainsi que le m: il cite le marlyrologe, dans la liste de ses ouvray verum quo genere certaminis.… mundum vicerit
[608-9.] POÈMES. DE SCHEMATIS ET TROPIS
celui de Bède n’a pas pu les meitre à l’abri de ce L'histoire de la littérature a néanmoins à déplorer, € la perte du livre des hymnes, parce qu’il comprenait titre même que Bède nous a transmis, des hymnes et des hymnes rythmiques du même auteur (1) ; cel dernière importance. Nous possédons toutefois une Bède, qui nous a été conservée dans son histoire ecc (IV, c. 20); l’auteur l'y avaitinsérée. C’est d'après Bèd un hymne en l'honneur de la virginité, Aymnus « en l'honneur de la reine Etheldrida, qui avait embi religieuse et qui était même devenue abbesse de son: Cette hymne est en distiques; on y voit les jeux de l” telle que l’employa Sédulius (v. plus haut p. 40 célèbre surtout le miracle suivant : Seize ans après la reine, on ouvrit le cercueil dans lequel elle » voilà qu'on y trouva intacts le corps lui-même air vêtements ; c'était là un fait dans lequel on reconnai ralement un signe particulier de sainteté. Les ve: pièce n'ont pas d'élan, il est vrai; mais ils sont, d’ écrits sans enflure et dans une langue qui ne mar noblesse, ni de pureté.
Parmiles hymnes danslemètre ambrosien attribu celle qui semblerait le mieux lui appartenir est le i caeli globum (2). Nous y trouvons le parallèle des « monde et des jours de la création ; il y compare mêr miers à la semaine de la passion du Christ, et son corde en tout point avec le c. 40 et avec les dernier de l'ouvrage, De temporum ratione. Voilà pour le fc à la forme, nous trouvons l’épanalepse dans la pren de l'hymne où, de strophe en strophe, un jour de alterne avec un âge du monde : le premier vers d'u devient chaque fois le dernier vers de l’autre. La nalepse, qui, bornée ici aux strophes de ce contén
4, Dans ce litre, le terme sive est mis pour et, significatic ment reçue à celle époque ; c'est ce que nous prouve non seu tinction entre mètre et rythme, dans l'écrit de Bède que nous étudier, mais encore le titre du livre d'épigrammes.