CF. TIL, c
2. C'est ce qu'avait fait Laclance lui-même dns l'ouvrage précédent, De opificio dei, v. plus haut, p. 71.
pas être la même chose que ce qui commande. En outre, les voix des prophètes, des poètes, des philosophes, des sybilles, et même l'oracle d'Apollon parlent en faveur du monothéisme. Lactance montre ensuite, à la manière des anciens apologistes, comment les dieux étaient hommes par leur naissance, et souvent même immoraux par leurs actions, après leur mort on ne les a honorés que comme rois ou maîtres du monde, à l’instar des Césars romains (c. 8-15). Il réfute en mème temps l'explication physique des mythes. Il traite encore brièvement des divinités nationales de Rome, des sacrifices et des mystères et comme beaucoup d'autres avant lui ont fait la critique du polythéisme, sa narration procède plutôt par aphorismes et par bonds que par une marche solide et qui épuise le sujet. — Dans le deuxième livre, Lactance continue d'abord sa marche en s’insurgeant surtout contre le culte qu’on rend aux astres, et contre le culte qu'on rend aux statues des dieux: il voit dans ce dernier, l'essence du paganisme (1). La transition à l'examen de | « origine de l’erreur » lui est fournie par l'objection des païens prétendant que leurs dieux ont au moins manifesté leur majesté par des prodiges, des songes, des augures et des oracles, quisont rapportés par beaucoup d'auteurs sérieux et que Lactance ne nie pas non plus. Pour expliquer la raison de l'accomplissementde ces prédictions, l’auteur doit, comme il le dit, remonter loin, afin d'apprendre aux ignorants quelle est enfin « la source et la raison de ces maux » (c. 8). Il raconte donc comment Dieu, avant le commencement du monde, produisit un esprit semblable à lui, le Fils; puis un autre, quine conserva pas la nature de l'origine divine et qui fut victime de sa jalousie contre le Fils, le démon. Lactance traite ensuite de la création du monde, des animaux, de l’homme (2); il combat. les opinions diverses des philosophes à ce sujet,