‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 62 sur 382 · Instit., 1. VIXL, c. 16 et s. Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Instit., 1. VIXL, c. 16 et s. Cf. plus haut, p

2. Ce qui est aussi le cas des acrostiches qui traitent le même sujet, en particulier de l’acrostiche 42.

3. Par exemple dans le livre de Grégoire de Tours, De cursibus ecclesiasticis (v. là-dessus plus loin liv. 3, c. 28). Comme troisième miracle, il y rapporte celui du phénix, en se basant sur notre poème ; il commence ainsi : « Tertium est quod de Phœnice Lactantius refert.» Voici la dernière phrase (d’après Haase) : « Quod miraculum resurrectionem humanam valde figurat et ostendit, qualiter homo luteus redactus in pulvere sit iterum de ipsis favillis tuba canente ressuscilandus. » Or, il est absolument inadmis-

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recherches rendent cette paternité très vraisemblable (1). C'est le poème De Phænice. Composé de quatre-vingt-cinqdistiques (2), ilnous présente traitée d’une manière caractéristique, la légende si répandue au moyen âge de cet oiseau merveilleux. Le poète nous la met devant les yeux sous sa forme la plus récente : celle-ci nous fait voir cet oiseau se brûlant lui-même, dans son extrême vieillesse, pour renaître de ses cendres. La légende, après avoir pris en Occident cette forme, dans le dernier quart du 1° siècle (3) — on sait que, d'après l'ancienne forme, un jeune oiseau naissait de l’ancien (4) — se répandit d'une façon extraordinaire : le phénix, en effet, devenu à la fois un symbole de l’immortalité, de l'éternité et du rajeunissement, apparut comme! tel, surtout avec la première signification, soit sur les monnaies des empereurs, à partir d’Adrien, soit sur les monuments funéraires. Depuis Clément de Rome, les écrivains chrétiens emploient ce mythe comme preuve de l’immortalité, et c'est dans ce sens que Tertullien (5) et Commodien (6) parlent aussi du phénix. On trouve encore cet oiseau sur les sarcophages chrétiens, à côté du palmier, comme symbole d'une nouvelle naissance. Par là s explique facilement l'apparition fréquente de ce symbole sur les monnaies des premiers empereurs chrétiens, en particulier sur celles de Constantin le Grand et de ses fils; c'était une fusion de la tradition chrétienne et de la tradition pagano-

sible de prétendre, comme le semble faire Riese (Préf. XXVII), que c’est ici la reproduction de la fin du poème, laquelle serait perdue : le poème, tel que nous l'avons, a une conclusion, et Grégoire lui-même termine le récit des deux premiers miracles avec une explication semblable.

1. Par Riese et Dechent (Rheinisches Museum, vol. 31 et 35). Ce dernier montre comment la langue du poème concorde avec celle des œuvres en prose de Lactance,

2. Lactantii Carmen de Phæœnice, ad codd. quosd. etc. ed. A. Martini, Lünebourg, 1825 (Prolegg.); Lactantii De ave Phœnice in Ries:, anthologia latina sive poesis latinæ supplementum, Pars I, Fasc. II (no 731), Leipzig, 1870. Edité aussi par Riese en appendice aux Claudiani carmina, ed. Jeep, Leipzig, 1879, vol. II.

3. V. Martual, Epigr., V, 7, v. 1. CE. aussi les recherches excellentes de Piper, Afythol. et symbolique de l'art chrétien, 1, p. 446 et s.

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