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4110 DE PHŒNICE [95.]
impériale; peut-être mème était-ce un résultat du rapportintime existant entre le phénix et le dieu du soleil si en honneur dans la maison de Constance Chlore, etauquel Constantin lui-mème et surtout Julien rendaient leurs hommages. Toutefois, ainsi que le témoignent les légendes de ces monnaies, c’est l'idée de la renaissance de l'empire universel qui en faisait principalement la base. Il semble donc qu'il faille de prime-abord, rapporter de préférence à cette époque la composition de notre poème. .
En voici le contenu : Il y a, au loin dans l'extrème Orient, un lieu fortuné : là se rencontre, plus élevée que les sommets des plus hautes montagnes, une vaste plaine où resplendit, dans son éternelle verdure, le bois sacré du soleil. Ni l’embrasement de Phaëéton, ni le déluge de Deucalion n'ont-pu l’atteindre. Ni la Maladie, ni la Vieillesse, ni la Mort, ni les Passions terrestres et les Crimes, ni les Chagrins, ni la Pauvreté n’ont été capables d'aborder en ce lieu enchanteur ; la Tempête, le Froid et la Pluie ont été semblablement tenus à l'écart. Par contre, tout au milieu du bois sacré, se trouve une source qui, chaque mois, l’arrose une fois. Or, c'est là que demeure le Phénix, oiseau unique dans son espèce. Il obéit à Phébusen qualité de satellite (satelles). Lamère Nature lui confia
. cet office (1) : au lever de l’aurore, il plonge son corps douze
fois dans les ondes libres et, autant de fois, il offre l’eau en sacrifice (bat); il s'élève ensuite au sommet d'un arbre qui domine tout le bois sacré, et, tourné vers l'Orient, il attend les rayons du Soleil. Dès que ce dernier ouvre les portes de son palais, le Phénix salue la nouvelle lumière avec les chants incomparables d’un saint cantique. Puis, dès que Phébus s'élance sur son char, il applaudit avec un triple battement d’aile, et, après avoir adoré trois fois son chef lumineux, il se tait. Prêtre du bois sacré, il est seul, d Phébus, à connaître tes mystères; et, la nuit comme le jour, il annonce les heures par des chants indicibles. ,
Cette introduction forme la partie la plus originale du poème ; elle est des plus remarquables par soh caractère