‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 76 sur 382 · CENTO VIRGILIANUS · texte numérisé non relu

CENTO VIRGILIANUS

familière : les noms propres ne pouvaient pas évidemm être rendus. L'expression est fréquemment amphibologiq ce défaut se remarque surtout aux endroits les plus im} tants, d’où il faut conclure que l’entreprise entière fut m quée et n’atteignit pas même le but pratique qu'elle visait

Cette mosaïque est même parfois pleine de disparates

L’appropriation de la forme antique se montre donc dans

centons avec toute sa crudité.

Mais cette manière de traiter poétiquement la Bible, d'ab en vers épiques, ainsi que nous l'avons vu dans Juven pour la première fois, se développa encore, sous plusie formes, pendant cette période. En se rattachant soit à Virg soit à Ovide, elle passe à la poésie latine des siècles suiva et, plus tard même, aux littératures nationales, où nous trouvons, il est vrai, qu'à partir de l'époque moderne, ouvrages d'une grande importance historique et littéri comme la Semaine, de Dubartas, les Sette giornate, du Ta: le Paradise lost, de Milton, et la Messiade, de notre Klopsto Mais, de telles poésies avaient une grande portée intellectu dans notre période, ear, répandues sous cette forme poéti dans des cercles plus étendus, et employées dans les fami chrétiennes comme moyens d'instruction, elles durent c tribuer puissamment à réconcilier la culture antique ave culture chrétienne.

4. Nous renvoyons au passage où l’auteur traite de la conception d sainte Vierge (N. T. I, v. 8) et du crucifiement l:1. XXV. Dans ce den il ne parle même pas de la « croix. » L'on verra aussi comment il rapp les dernières paroles du Christ sur le gibet. La fuite en Égypte est toi fait incompréhensible sous la forme où elle est représentée. Parmi les n propres, l'auteur n'a essayé de rendre que Moïse par Moseus, en le calqi sur le Musæus, de Virgile (Enéid., VI, v. 667.)

2. Par exemple, v. T. XI, v.7:« Harum unam inveni | lateruu compagibus | artis. » Les trois premiers mots forment la première pa Enéide, XI, v. 16; « lelerum compagibus » se trouve En. I, v. 122 « compagibus artis » En., I, v. 293. Mais d'après les lois métriques Centons, il n'y à que laterum qui forme la deuxième partie, et compagi appartient à la troisième, Voir, pour ces règles, la préface du Cento nup dis, d’Ausone,

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