‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 116 sur 353 · Rétractât., 1. c · texte numérisé non relu

Rétractât., 1. c

[223-4.] cité de diu 354

pour rehausser l'éclat de la vertu, qui es! L'ornement da

monde (r- in h -22 . Le début du livre douzième poursuit ce développe menl el nous montre eu même temps que La nature drs anges el celle des hommes sont La même au point de vue

-al : ils ne peuvent donc fonder qu'une Beule communauté;

par Buite, on peut admettre seulement deux cités et non poinl quatre (c. 9). Saint Augustin arrive ensuite à La création du genre humain; à l'opposé des animaux, les hommes tirent tous leur origine d'un seul homme afin qu'ils puissent tous se considérer connue frères et s'aimer les uns les autres. 11 comba1 en délail les opinions des philosophes sur Tage du genre humain et du monde, opinion qui contredit au récit biblique, et il attaque surtout Le mouvement circulaire et éternel des choses. Le livre treizième débute par l'histoire de la chute de nos premiers parents; il traite spécialement de la mort qui en fut la conséquence. Les points principaux qui y sont traités sont: Les rapports du péché à la mort, la distinction d'une mort de L'âme el d'une mort du corps, les rapports des deux eL la question de savoir si les corps terrestres peuvent durer éternellement, soit que nos premiers parents n'eussent pas péché, soit par rapport à la résurrection des saints. Le péché forme entin le sujet du quatorzième livre, lequel termine ce premier point. L'auteur étudie d'abord le péché en général, son essence et sa cause première qui est dans la volonté et non dans la sensualité ; il passe ensuite aux détails et fait voir, dans le premier péché, la justice du châtiment qui le suivi (c. io) : ce châtiment consiste dans la damnation du genre humain, dont une partie seulement a été prédestinée, par Dieu et par un acte de sa grâce, à devenir les citoyens de son royaume (c. 26). En terminant, l'auteur fait connaître encore la différence essentielle decette cité céleste et de la cité terrestre . C'est un double amour qui les a bâties : l'amour de soi-même jusqu'au mépris de Dieu a fait la cité terrestre, tandis que la cité céleste doit son origine à l'amour de Dieu jusqu'au mépris de soi-même. Ainsi en est-il de leur gloire (gloria); elle est différente : l'une la cherche auprès des hommes, l'autre auprès de Dieu. Leur sagesse n'est pas non plus la même : dans la cité céleste il n'y a d'autre sagesse humaine que la piété.

Après avoir montré l'origine (eœortus) des deux sociétés, soit dans los anges, soit dans le premier homme et la première femme, saint Augustin passe au deuxième point, au progrès [procursus) de ces deux sociétés. Le grand contraste s'accuse d'abord, sur la terre, dans Gain et Abei. Caïn, un fratricide comme Romulus, est ici-bas le premier fondateur de la communauté terrestre (1. XV, c. 5): n'est-il pas écrit de lu (Gen. IV, 17) qu'il bâtit une ville (civùas)? Mais Abel, pèlerin lui aussi (peregrinus), n'en bâtit point; il est, après nos premiers parents, le premier citoyen de la communauté céleste sur la terre, et ils sont tous des pèlerins jusqu'à ce qu'arrive le temps de leur royaume (1). Le livre quinzième traite ensuite, d'après la Genèse, du premier âge du monde (2), celui de l'enfance (infantia) qui va jusqu'au déluge. L'auteur fait les méditations les plus variées sur les chapitres correspondants de la Bible. Non seulement il explique la raison des choses en se servant de l'allégorie et des symboles, mais il répond à des questions sur la morale, l'histoire naturelle, etc., comme le mariage entre consanguins (c. 16), la durée de la vie et la grandeur de l'homme à cette époque (c. 9 sq.) etc. Dans le livre seizième il poursuit, de la même manière, l'histoire des deux cités jusqu'à Abraham; c'est le deuxième âge du monde, celui de la puberté (pueritia), et il compte autant de générations, que le premier âge, c'est-à-dire dix. Après le déluge, éclate de nouveau le contraste entre les deux cités, dans Sem et Japhet, bénis par Noé, et dans Cham, maudit par lui; mais, parmi les descendants des premiers comme parmi ceux du dernier, il n'y a pas eu très probablement que des citoyens d'une seule cité : en tout cas, la cité terrestre s'affirme bien, par la construction de la tour de Babel. — Dans les deux âges à partir d'Abraham, l'auteur n'examine que les progrès de la cité de Dieu et traite encore dans ce livre (à partir du c. 12) du troisième âge du monde, celui de l'adolescence {adolescentia)> qui commence à Abraham pour se terminer à David. Gomme les deux suivants, il compte quatorze générations. C'est l'histoire d'Abraham, d'I-

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