LETTRES
l ;tions épiscopales I donnaienl aussi naissance ;i des lettres sur la discipline, le droit d'asile de l'Église Ep. 113 , etc.
On peut maintenant rattacher à une deuxième catégorie les lettres, nombreuses d'ailleurs, qui sont l'ouvrage du savant, du philosophe chrétien el du théologien. L'on esl étonné de voir avec quelle hardiesse el quelle importunité cel évêque, accablé sous le poids de ses occupations sans nombre, esl mis ,i contribution par des personnes qui lui sont toul à fait étrangères, et <] ni viennent lui poser des questions inimaginables (2). A elles seules, ces questions ollïeni déjà d'intéressants matériaux pour l'histoire de la civilisation. Les réponses prennent parfois la dimension de petits traités, et, de fait, c'est comme tels que saint Augustin les publie. Dans ses Rétractations il m nomme quelques-uns comme étant de lui, la lettre 102, par exemple, laquelle Fut publiée comme opuscule à pari sous le titre de : Sex qusestiones contra paganos expositx (3). A cette catégorie se rapporte également sa correspondance avec saint Jérôme sur des questions d'exégèse, correspondance dont ce dernier, comme chacun sait, se trouva si blessé : joignons-y les lettres philosophiques à Nébridius, écrites entre 38S et 390.
La troisième catégorie pourrait comprendre les lettres écrites par saint Augustin, en qualité de pasteur des âmes, dans lesquelles il exhorte à l'ascétisme et à L'amendement; il donne des conseils pour les cas de conscience et console dans le malheur : d'après leur contenu, ces lettres appartiennent en général au domaine de la morale. Citons, comme exemple, les deux lettres qu'il adressa au comte Boniface (Ep. 189 et 220) ; elles ne manquent pas d'intérêt au point de vue historique.
i. 11 faut encore ranger ici une lettre remarquable, la 53e, adressée au vicaire d'Afrique, Macédonius, et dans laquelle saint Augustin traite, à la demande du destinataire, la question suivante : Pourquoi les ecclésiastiques se permettent-ils d'intervenir auprès des autorités, en faveur des criminels?
2. On croyait, en effet, pouvoir tout apprendre de cet oracle; les uns H les autres se permettaient de lui adresser à la fois une masse de questions; v. Ep. US. Pour ne citer qu'un exemple de ces questions absurdes ou futiles, mentionnons celle que saint Augustin traite avec assez de détails di
la lettre 205 : ■ L<' corps de J. C. a-t-il encore îles os et du sang? »