‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 128 sur 353 · Dans la préface de l'édition complète de ses ouvr · texte numérisé non relu

Dans la préface de l'édition complète de ses ouvr

1. V. Op. c, ce qui ne veut pas dire naturellement que ces 0UV1 n'eussent été, en toutou en parti", publiés séparément.

moins la plus grande partie de ses œuvres. Dans la préface en vers de cette édition, il appelle lui-même notre attention sur les suivantes, et voici l'ordre qu'il leur donne: le Cathemerinon, VHamartigenia, YApotheosis \ 1 I, les deua livres contre Symmaque; ensuite; à ce qu'il semble, la Psychomachia (2) ; puis le livre Peristephanon. Un de ses ouvrages, le Diltochaeon, n'est pas nommé dans cette préfacé (3). — Nous ne connaissons pas l'époque de la mort de Prudence; malheureusement les moyens d'établir cette date nous font complètement défaut.

Le premier livre mentionné parmi ses ouvrages parait contenir ses plus anciennes poésies. Ce Liber Catliemerinon est un recueil de douze hymnes dont les six premières ont été composées pour l'usage de chaque jour et en vue du temps consacré à la prière ; ce sont elles qui ont donné le titre à tout le recueil. Elles ont été très probablement écrites les premières, et, peut-être même, publiées seules sous ce titre. Non seulement ces six hymnes se lisent, dans les manuscrits, à la tête de la collection, mais, détail plus important, les deux premières et la sixième se rattachent immédiatement à celles de saint Ambroise, qui donna sûrement à Prudence l'idée de ce genre de poésie ; de plus, les deux premières ont été entièrement composées dans le mètre de saint Ambroise, et la neuvième l'est dans un mètre semblable (4). Parmi les quatre hymnes authentiques de saint Ambroise, il y en a bien trois qui sont composées également pour X heure de la prière. Les six pre-

1. V. 39 : « Pugnet contra hereses, catholicam discutiat fidem ; » la deuxième partie de cette ligne ne peut signifier que l'apothéose qui traite de la Trinité et débute par le symbole de la foi (cf. aussi Apoth Prof., v. 21 et 39) ; les mois caiholicam, etc. ne pouvant par contre, pris strictement, s'appliquer à VHamartigenia, il s'ensuit que cette dernière est désignée par la première partie du vers, quoique cette première partie puisse aussi à la rigueur s'appliquer à l'apothéose.

2. V. il : « Labem, Roma, tuis inférât idolis. » V. plus loin.

3. Gennadius {De vir UL, c. 13), lui attribue, mais à tort probablement, encore un ouvrage; nous n'avons d'ailleurs dans ce livre aucune donnée. Voici ses paroles : « Commentatus est in morem grœcorum Hexaemeron de mundi fabrica usque ad conditionem primi hominis et praevaricationem ejus. »

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