V, Diez, Altroman. Sprachdenkmale, p
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cherche, encore après, à la Bauver; mais ses efforts Boni inutiles. Elle meurt donc dans les flammes : mais celles-ci glissent, rapides el légères, le long de sa belle chevelure, qui forme autour de son corps pudique, comme un rempart. Smi ame pure s'envole au ciel, sous la forme d'une blanche colombe, lamlis qu'on voit la neige tomber, pour couvrir son corps. Le récil a quelque chose de brillanl el plein d'élégance; le Irimètre dactylique hypercatalectique deux cenl quinze vers, à strophes de cinq lignes) répond complètemenl an caractère fougueux el passionné de l'héroïne. La quatrième hymne a aussi une allure purement artistique : dans cinquante strophes saphiques, le poète chante la gloire de Saragosse el de e dix-huit martyrs, dont il fait rémunération. Saragosse n'a pas a redouter le jugement dernier, quand chaque ville apportera au Christ, dans des corbeilles, ses dons les pins précieux, les ossements des martyrs et leurs couronnes de victoire. Cela rappelle les récils des peintures et ceux des monnaies antiques, etc., où nous voyons également des villes personnifiées. — La cinquième hymne, en L'honneur do la fête de saint Vincent, martyr espagnol, a, par contre, un cachet plus populaire : le mètre est le même que celui de l'hymne de saint Laurent (cinq cent soixante-quinze vers). Ce pieux diacre de Saragosse défend hardiment le christianisme, qu'on voulait lui faire abjurer sous Dioclétien, el il le défend malgré des tourments raffinés, auxquels du reste il provoque ses bourreaux. Cette peinture détaillée mais disgracieuse, destinée à célébrer le courage admirable du héros dans lestourments, peut être regardée comme un récit avant-coureur de ceux du m »yen âge, tels que nous les trouvons encore mis en scène dans les miracli Jeté dans un cachot. Vincent y reçoit la visite des anges. 11 j meurt dans le calme, et son âme s'envole vers le ciel; toutelois, le préfet veut du moins se venger sur son cadavre. 11 le fait jeter aux bêtes féroces; mais un corbeau fait sentinelle autour de lui et effraie les loups. On le précipite ensuite à la mer ; mais la vague le pousse à la côte, où des mains pieuses lui donnent la sépulture. La fin de l'hymne estime prière au martyr. En maints endroits, ce poème ressemble également aux ballades de l'avenir et s'élève jusqu'au langage vraiment
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dramatique (1). — La septième hymne a une mache plus simple et plus conforme à l'épopée, l^lle est consacrée au martyr Pannonien Quirinus. Jeté dans la Save, sous Galère, il ne s'enfonce pas malgré la pierre de moulin à laquelle on l'a attaché; il console les fidèles rassemhlés sur le rivage. C'est seulement à sa prière que le Christ appelle son âme, et que le corps disparaît dans le sein des eaux. Le poème est corn, posé en vers glyconiques (quatre-vingt-dix strophes de cinq lignes). — Le récit attrayant de la passion des trois martyrs de Tarracos, de l'évêque Fructuosus et de ses deux diacres, morts tous trois sur le même bûcher et en confesseurs intrépides, sous Valentinien, nous apparaît aussi revêtu d'une exquise simplicité. Le poète provoque vieillards et jeunes gens, hommes et femmes, à célébrer leur gloire par des cantiques qui fassent résonner les toits d'or du château et que les vagues puissent répéter en prenant part à la fête. Le mètre de cette sixième hymne est levers hendécasyllabique phalécien à strophes de trois lignes (cent soixante-deuxvers) ; cette strophe a été choisie, à coup sûr, en vue du nombre ternaire des martyrs, tout comme, dans l'hymne quatrième du Cathemerinon, l'auteur a choisi ce mètre, pour chanter la sainte Trinité. Cela offre un intérêt tout particulier par rapport au mètre de la Divine Comédie, On voit en même temps par là le soin que met Prudence à choisir avec art le mètre qui convient à son sujet.
La neuvième et la onzième hymnes au contraire sont de véritables produits littéraires et artistiques ; écrites toutes deux dans un style entièrement épique, elles sont seulement la reproduction de scènes que le poète avait vues dans des peintures. La première est consacrée à saint Cassien. Le poète y raconte, dès le début, comment, lors de son voyage à Rome, il a prié sur le tombeau du saint, dans le Forum Cornelii (l'Imola d'aujourd'hui) et comment il a recherché, dans les larmes, une consolation à ses peines. Il a élevé ses regards
1. Par ex. dans l'apostrophe du poète au préfet, v. 429 sq, et dans la provocation de ce dernier v. 449 : « Ecquis virorum strenue — cumbam perituspellere — recao, rudente etcarbaso — secare qui pontum queas, etc. ».