‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 142 sur 353 · Ausonii dux augustissime regni. » V. 1H · texte numérisé non relu

Ausonii dux augustissime regni. » V. 1H

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;ui\ poètes «lu moyen âge la voie de cette forme artistique si éminemmenl chrétienne. Mai-' coi nçons par donner l'analyse de ce poème. Les ce bats de l'âme »> du chrétien (i j

doivent être représentés dans un tableau qui nous montre les vertus chrétiennes aux prises avec les vices païens, et, par là même, en quelque sorte, le combat du christianisme contre le paganisme dans l'âme de L'homme, la lutte nitre la nature divine et la nature charnelle de l'homme (2). Ce « combal de l'âme » étant en même temps un combat de la double culture intellectuelle, des idées ebrél iennes et des idées pagano-antiques, ce poème dut avoir, à son apparition, un intérêt tout particulier qui lui donne également un caractère polémicoapologétique. Lui aussi est précédé d'une préface en soixantehuit trimètres iambiques, où le poète a pour but, en nous faisant l'histoire typologique d'Abraham, de nous montrer l'importance de ce qu'il va dire. Abraham (la foi) avec le secours de ses trois cent dix-buit serviteurs, c'est-à-dire avec le Christ (3), défait les rois païens (4) de Sodomc etde Gomorrhe, (les vices, qui retenaient Lolh, l'âme, en captivité). MaisMelchisédech (le Christ) donne en récompense à Abraham vainqueur une nourriture céleste. Et, de même que, peu de temps après, Isaac fut promis au patriarche, ainsi, l'âme aura bientôt, comme Sarah, le fruit après lequel elle soupire ardemment.

Le poème lui-même, qui compte neuf cent quinze hexamètres, commence par une invocation au Christ : « Qu'il dise de quelle armée doit s'entourer l'esprit pour pouvoir chasser le péché du fond de notre cœur (5) ! » Le poète commence à peindre ce combat. C'est la Foi (Fides), en costume champêtre, les épaules nues, les cheveux négligés, les bras libres, qui ouvre le feu. Avide de combat, elle s'avance sans armes, ne

\. C'est ce que le poète dît expressément, v. 13. 2. Y. à la fin, v. 903 sq.

3 Le signe numérique grec Till était depuis longtemps déjà consul* comme te symbole du Christ.

i. Cfi Praefatio, v 9.

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