‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 171 sur 353 · DE l'ltoviliKMi \ DWINA 3 I I · texte numérisé non relu

DE l'ltoviliKMi \ DWINA 3 I I

esi ravagé comme si loul l'Océan lavait inondé : bétail, semences, vignes, oliviers son! détruits; les \ i I h • -> sonl prises d'assaul ol brûlées; nobles <•! roturiers sont mis à mort; Le i:lai\<' n'a pas épargné les enfants, b's religieuses el les anachorètes eux mêmes. El le p tète a »-u, lui aussi, a en souffrir : bos pauvres effets sur le dos, il pril La route el marcha dans la poussière, entre les voilures et les armes des Golhs, lorsque cel évèque vénérable par sa vieillesse »> emmenail son peuple chassé d<- la ville réduite en cendres (1). Mais s'il en était ainsi pcndanl la guerre, ajoutent ceux qui doutent, il faul dire pourtant que, pendant la pais aussi, le sort des méchants a toujours été, de mémoire d'homme, généralement meilleur

que celui des justes.

I)i-s le début du poème Lui-même, l'auteur passe à la réfutation de ce doute; comme point de départ, il dit (ce que du reste la nature nous enseigne et ce qui est une connaissance innée dans l'homme) qu'un Dieu éternel a créé le monde et tout ce qu'il renferme, que ce Dieu est bon et que tout ce qu'il produit est exempt de défaut (2). Il gouverne aussi le monde qui. créé par lui. ne peut exister sans lui. On fait deux objections contre la Providence. Voici la première : un seul être ne

plutôt, les uns après les autres. I.a mention seule de Vandales nepermet pas de penser à îles guerres postérieures. 1/' poème était donc écrit on il."). Cette dai'' n'est pas en contradiction .avec les allusions que contient le poème relativement à la discussion sur les deux natures du Christ : la discussion ne devint lu ù'ante il est vrai et ne passionna le monde chrétien que depuis l'apparition de Nestorius en 428, mais on l'avait traitée auparavant en Occident et précisément en Gaule. En 126 déjà, le moine Léporius avait

chassé de la Gaule, si patrie, pour avoir rejeté l'expression qui dit que Dieu naquit de la Vierge Marie. La manière dont cette question esl présentée dans notre poème montre déjà, à mon avis, qu'il n'existait pis eneore >\o

et conciliaire, tel qu'il rut promulgué d'abord àÉphèse,en tôt. Le poème

ne mentionne pas non plus le combat déjà ouvrit entre L'augusliniga i le

semi-pélagianisme, quoique l'auteur ait un faible pour ees doctrines qui pourtant ne sont pas eneore développées dogmatiquement dans les poèmes; — La date que nous adoptons pour la composition de ci' poèi si enfin

irmée par le Commonitorium d'Orientius qui le met à profit et dont nous parlerons dans le livre suivant.

1. V. 59 sq. « Cum sacer ille senex plebem usta pulsus ab urbe

i eu pastor laeeras ducerel exul ov<

2. Est igitur Deus, et bonus est, et quidquid ab illo Eflectum est, culpa penitus vacat alque querela. »

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