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ceux de Ru fin que flous venons d'analyser. A VHistoria ecclesiastica du dernier nous pouvons opposer les deus livres Chronica du premier, ouvrage qu'on avail coutume il intituler,
mais ;i tort, Historia suent. Ils ont été composés au commencement du Ve siècle; mais ils n'ont pas été publiés avant 103 ; ils sont par conséquent tout à fait indépendants il«' I'(imi\ iv de Rufin, el Sulpice Sévère n'a pas même mis à profil son modèle. La Chronique de Sévère contient (c'est l'auteur
qui ledit dans l'introdurti un abrégé <lr l'histoire biblique
de l'Ancien Testament jusqu'à la naissance de Jésus-Christ, ainsi qu'un abrégé de l'histoire de l'Église chrétienne. Pour cette dernière cependant, L'auteur a omis les faits racontés dans l'Évangile et dans les Actes des Apôtres, afin que la dignité de ces actions ne fût pas amoindrie par la forme abrégée de son nuvrai:i' ( 1 1. Après avoir parlé de Jésus-Christ, dont il détermine exactement la naissance et la mort, il passe donc au récit des persécutions de L'Église sous Néron et ses successeurs; la conquête de Jérusalem forme seule un épisode dans son récit. Viennent ensuite la victoire de Constantin et un rapport détaillé des actions de sainte Hélène, notamment de l'invention de la sainte Croix. L'auteur raconte après cela les troubles intérieurs de l'Eglise en lutte continuelle avec l'hérésie, L'arianisme, puisleprascillianisme qui bouleversa l'époque et la patrie de l'auteur lui-même, et qu'il a en conséquence décrit d'une manière relativement plus détaillée.
L'ouvrage tout entier est donc une Chronique, c'est-à-dire une histoire chronologique abrégée des chrétiens, dont les Juifs étaient regardés comme les devanciers (2). Dans un temps oii les Breviaria étaient à la mode, il allait de soi que cet abrégé fût désiré; celui de Sulpice Sévère n'était point cependant destiné à l'école, mais surtout aux lettrés qui n'avaient de chrétien que le nom et à qui la Bible, principalement l'Ancien Testament, restait encore étrangère; il avait pour but de les stimuler à étudier les sources mêmes qui seules, ainsi que le dit l'auteur, peuvent livrer les secrets des choses divines.