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qu'on a découvertes récemment l . Dracontius descendait dune famille d'Afrique qui occupait un des premiers rangs par ses domaines ; un Dracontius avail été Vieorius de celte province, vers l'an 60 du rv* siècle. Malgré la conquête du |ia\s, la famille de noire poète était restée en possession de
les biens. Draconlius reçut l'éducation gTa taticale et apprit
la rhétorique en rapport avec sou étal: il se consacra à la carrière juridique. Il devint, à ce qu'il parait, avocat près du proconsul »le Carthage, se maria et eut un grand nombre d'enfants (2). Il semble avoir vécu clans les plus heureuses relations, jusqu'à ce qu'il s'attira la colère du roi Gonthamond, lequel le traita, lui et sa famille, de la façon la plus dure. Dracontius fut jeté en prison et roué de coups (3) : c'était là un des traitements à la Vandale. Ses biens furent confisqués, en sorte que les siens eurent à lutter contre la misère. Son crime consistait dans une pièce de vers i) : il
1. Ces Carmina minora, ainsi que les intitule l'éditeur, consistent, en partie, dans des travaux d'élève, comme la versification de la labte d'Hylas, récitée par l'auteur dans l'auditoire du grammairien Féliciaûjou bien encore, ce sont de ces déclamations versifiées, telles qu'on en entendait dans l'école des rhéteurs. L'une est Controversia, une autre Deliberativa ; elles n'ont d'autre mérite que celui de nous faire connaître la persistance, dans l'Afrique, de la tradition antique en l'ait d'enseignement scolaire; la préface même du premier de ces écrils nous prouve que les Vandales eux-mêmes assistaient, en compagnie des Romans, aux leçons des grammairiens. .Nous y trouvons encore deux Epithalames, dont l'un est composé pendant sa captivité, et qui nous montrent un mélange curieux où la mythologie et la sensualité de l'épithalame antique s'étalent à côté de sentiments chrétiens. Ajoutons-y encore deux poèmes épiques dont l'un (six cent cinquante-cinq hexam.'1 traite de l'enlèvement d'Hélène, et l'autre (six cent un ttexam.) de la fahle de Médée. Tous ces poèmes (même Oreste publié auparavant, ù supposer qu'il soit de lui) n'ont nul intérêt pour nous, vu que, longtemps inconnus, ils n'exercèrent aucune inlluence sur le moyen âge.
'-'. C'est ainsi qu'à la fin de son grand poème (1. III, v. 690 et s.), il adresse à Dieu cette prière:
Sit mihi longa dies felici tramite vitae,
Sit domus baec i'elix, felix numerosa propugo .