‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 240 sur 353 · Riese, Anthologie, n · texte numérisé non relu

Riese, Anthologie, n

4. Tranquillo nymphae deCurrite fluminis ort F Hic proba flagranti sVccedite numina FcrbO.

Cela se reproduit encore dans dix vers et donne ce résultat : « Thrasamundus (pour le commencement des vers), cuncta innovât (pour le milieu), vota serenans (pour la fin). »

quos (quarante vers, n 254 , adressée à un certain <• Primiscriniarius »Yictorinianus, pour If prier de vouloir bien être s.i divinité [numen : de même qu'autrefois les affligés trouvaienl une consolation dans les temples de Phébus, ainsi puisse-t-il être pour lui un« Apollon clément » el mettre tin à ses chagrins; ce n'esl point une position eminente dans l'Etat qu'il sollicite, mais un bénéfice ecclésiastique qui lui permette «le se relever de sa ruine, ('/est ainsi que la cléricature devint alors déjà un lieu de refuge pour les personnes de distinction [viri clarissimî) qui avaient perdu leur fortune; ce procédé n'a rien qui puisse étonner dans l'empire des Vandales.

Mais le plus fécond de tous ces poètes, celui qui peut-être édita l'an thologie qui contient de lui tout un livre de poèmes .le jeunesse, est Luxorius (1). C'était un homme du même rang et de la même pauvreté que Pélix. 11 llorissait déjà sous Bildéric et Gélimer. Les poèmes de jeunesse qu'il dédia au grammairien Faustus, son ami, en les plaçant sous sa protection, son! des épigrammes (quatre-vingt-neuf) sur le modèle de .Martial en grande partie, et la plupart en vers distiques ou bendécasyllabiques, comme dans le poète espagnol (2). Elles sont, en majeure partie, d'une nature satirique, mais aussi pauvres d'esprit (8) que riches d'inconvenances. Les détails relatifs a l'histoire de la civilisation y sont bien clairsemés. Parmi les épigrammes qui ne sont pas satiriques, il y en a deux qui ont pour nous un intérêt tout particulier. L'une est une épitaphe (n° 345), en hexamètres, à l'adresse d'une petite-fille de Oagees ^Euagees), frère de Hoamer et cousin de Hildéric (4), laquelle était morte à l'âge de quatre ans. Cette composition respire un esprit tout chrétien, et cet esprit a ici une expression si vraie, si sincère, si tendre même, qu'elle ne me laiss,. pas le moindre doute sur le christianisme de l'auteur lui-

1. Schubert, Quaestion.es de anthnlogia Coàicis Salmasiani (Dissertation;. Leipzig, 1874. 11 traite spécialement de Luxorius.

j. Parmi les autres mètres, c'esl le vers asclépiade qui revimt lu plus souvent.

'A. Le n° 296 ne manque pas de saillies. i. Voir à smi sujet : Daim, I. c. I, p. !<>">.

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