POÈTES AFRICAINS
même (I). C'est là ce qui fait do ce poème la meilleure de ses compositions. L'autre épigramme (N° 351) mérite d'être citée par rapport à la poésie gnomique du moyen âge ; elle contient les sentences des sept Sages, et le poète consacre à chacun d'eux un distique en hexamètres (2). On trouve enfin, dans le Codex Salmasianus et sous le nom do Luxorius, une épigramme détachée et écrite pour la salle do réception de llildéric (no 203), de même qu'un épithalame (n° 18) pour célébrer le mariage de Fridus. Cette dernière composition est un centon virgilien, dans le genre de celui d'Ausone, et qui offre le même degré d'obscénité.
On rencontre encore, à cette époque, des contons strictement chrétiens; mais on voit leurs auteurs en fabriquer même de païens. C'est ainsi que nous trouvons, dans le même Codex Salmasianus, deux contons virgïliens d'un certain Mavortus, dont Tun (N° 10) a pour sujet le jugement de Paris, et l'autre (N° 16) F « église, » c'est-à-dire, ici, le service divin. Dans ce dernier, l'auteur nous raconte brièvement, sous forme de ser mon, la mission do Jésus-Christ, sa passion, la descente aux enfers, sa résurrection et enfin son retour au jugement dernier. Ce sermon se termine par une description de la réunion des fidèles à la sainte table (3).
Comme pendant à ces centons, nous trouvons des variations sur un thème emprunté à Virgile ; tel est un poème du grammairien Coronatus, ami de Luxorius, lequel nous a été conservé dans le même Codex (n° 223) (4). On peut y voir également quelques épigrammes avec un fond chrétien, entre autres celles du grammairien Calruliis, qui était aussi