Intitulé Eitcharisticum de vita sua, par Sirmond
2. « ... Poetarum megregi... indideram, delectabam carmina quadratis fabricata particulis, et ordinata pedum varietate solidata. » Le principal ornement consistait dans la variété du mètre ; aussi YEpithalamium d'Ennodius comprend-il des distiques, des hexamètres et des strophes saphiques, sans compter douze vers adoniques qui viennent se ranger parmi ces mètres divers.
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épître versifiée. Nous trouvons de plus, dans le premier livre, une lettre de recommandation el plusieurs poèmes sous forme de panégyrique : l'un célèbre un poète, un autre un orateur el deux snnt simplcmenl descriptifs. Ce sont 1rs deux derniers qui, pour le contenu, offrent le plus grand intérêt. L'un, en distiques, intus fait la description d'un voyage qu'Ennodius, à la prière de son évêque, avait entrepris de Milan à Brigantio : il nous raconte comment il avait eu à endurer à la fois et la chaleur torride de la plaine el le froid glacial des montagnes. L'autre, en hexamètres, nous fait assister à un voyage sur le Pô, qui étail sorti de son lit et avait inondé les régions d'alen tour. Parmi tous ces poèmes, un seul a un caractère entièrement ecclésiastique par le sujet qu'il traite : c'est une adresse de félicitations, et par conséquent un panégyrique ecclésiastique, composé à l'occasion du trentenaire sacerdotal de l'évêque Epiphanius. Ces poèmes ont tous un style tantôt boursoufflé, tantôt trivial, si ce n'est l'un et l'autre à la fois (1), et ils sont écrits sans le moindre souffle d'inspiration vraie ou qui parle de l'Aine. Remarquons que la mythologie antique ne s'y montre plus qu'à l'état d'ornement purement poétique ; le poète, même dans l'adresse de félicitalion composée pour un évêque, ne manque pas de citer Orphée, et, dans l'épithalame qu'il composa après avoir reçu le diaconat et s'être consacré à l'ascétisme, il ne rougit pas de représenter Vénus toute nue et de montrer l'Amour discutant contre la Virginité, qui, chaque jour, étend plus loin son empire.
Dans les deux cent cinquante et une épigrammes qui composent le livre deuxième, nous voyons également un singulier mélange de choses religieuses et profanes. C'est ainsi qu'on y trouve un certain nombre d'épitaphes chrétiennes — une seule fois l'auteur y invoque les Parques (Ep. 2), — des poèmes sur des monuments ecclésiastiques, des basiliques et des baptistères, ou bien des pièces à l'adresse d'évêques et de saints; mais aussi, à côté de cela, il se rencontre des satires