‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 28 sur 353 · H2 ARNOBE 68, G · texte numérisé non relu

H2 ARNOBE 68, G

el La dignité du nom de dieux: que s'ils onl commencé leur exist< hit par la naissance, il appartient au Dieu suprême de savoir pour quels motifs il les a créés ou bien combien de siècles se sonl écoulés depuis qu'il leur accorda de commencer la durée [perpetuitatem) de leur divinité (VII, c, 35) (1).» Telle est la marche de la narration et le contenu de l'ouvrage. La dernière phrase que nous avons fait remarquer dans l'un des derniers chapitres (2) confirme une fois de plus combien [»eu le christianisme d'Arnobe était passé in sure mu et sangitinetn, quelques efforts qu'il fasse pour rejeter le polythéisme régnanl parmi le peuple ainsi que son culte. Sans doute il n'ose pas nier tout net l'existence des dieux populaires ; mais ce n'est point là ce qui choque, pour cette époque, caries autres apologistes ne le firent pas davantage, et Arnohe ne fait que douter où les autres affirment directement ; ce qui choque, c'est que, leur existence une fois supposée, il ne les classe pas dans la troupe des démons infernaux, mais qu'il en fait (Tes puissances célestes, dans le sens du néoplatonisme, une espèce de dieux inférieurs, de môme qu'il désigne aussi constamment le Dieu des chrétiens. Dieu le père, comme De//s princeps, Deus summiis. La conscience religieuse est peu éclairée : de là, dans sa narration, une obscurité que compliquent encore la redondance du style des constructions souvent maniérées, une certaine surabondance (3) qui sent la rhétorique et où parfois il n'y a que des mots vides de sens et à effet; le jugement de Saint Jérôme (4): Arnobias inœqualis est et uimius, absque operis stii partitione confusus, est de la sorte pleinement justilié. Dans sa langue, Arnobe est complètement païen (5) : c'est un nouveau témoignage que son genre de

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